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QUESTION D'ACTU

Des maux grossiers d’estomac


  • Publié le 16.01.2012 à 06h00
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Avoir mal à l’estomac, c’est comme avoir la peau qui démange, ce n’est qu’un symptôme dont les causes peuvent être multiples. On s’aperçoit qu’il y a en fait quatre plaintes distinctes dans des proportions similaires : les aigreurs, les brûlures, les lourdeurs et les ballonnements. D’abord, les aigreurs et les brûlures. Elles  ont la même origine : Notre estomac, pour digérer les aliments, sécrète de l’acide chlorhydrique. Cet acide, lorsqu’il reste cantonné là où il doit agir, ne pose aucun problème. Le revêtement de l’estomac est, en effet, similaire à celui d’une cuisine parfaitement équipée. Seulement la porte qui ne s’ouvre théoriquement que dans un sens, manque parfois d’étanchéité. Se produit alors un reflux de l’estomac vers l’œsophage qui, lui, ne bénéficie pas des mêmes protections d’où la sensation d’aigreur et de brûlure.
Les lourdeurs ensuite. Elles sont associées, la plupart du temps, à des repas trop copieux. Tout le monde le sait et le comprend, mais ceux qui en souffrent, diminuent rarement le volume avant d’appeler le médecin, ce qui pourtant règle le problème en quelques jours. Enfin les ballonnements, eux, sont dus, à une accumulation de gaz dans notre système digestif. Normalement, on avale 2 à 3 millilitres d’air chaque fois que l’on prend de la nourriture. Un air qui doit ensuite s’évacuer, ce qui explique que personne, de la Reine d’Angleterre au dernier des Tops models, n’échappe aux phénomènes sonores. Mais les mâcheurs de chewing-gum ou ceux qui mangent trop vite, sont eux beaucoup plus gonflés que la moyenne et ont donc en permanence la sensation de se transformer en baudruche. Il existe des médicaments pour soulager mais, là encore, le problème est facile à régler à condition toutefois de modifier un peu les habitudes alimentaires, ce qui, dans notre pays, est souvent beaucoup plus perçu comme une brimade que comme une solution. Toutefois, une douleur à l’estomac qui persiste plus de 48 heures doit être vue par un médecin. C’est le cas, par exemple, de crampe avant le repas. Cette sensation de faim douloureuse, qui cède avec la prise d’aliments, signe généralement un ulcère ! Mais avant d’en arriver à ce diagnostic autrefois redouté, aujourd‘hui très rare, il faut savoir que le domaine de la médecine où les traitements ont fait le plus de progrès est incontestablement celui des maux d’estomac. Certains de ces médicaments très efficaces que l’on appelle les inhibiteurs de la pompe à proton sont en vente libre en pharmacie, ce qui ne devrait pas creuser le déficit de notre assurance maladie.

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