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Stérilet, patch, anneau...

Contraception : la pilule reste le premier choix

La pilule reste le moyen de contraception privilégié par les Françaises. Pourtant, elle est très critiquée par les utilisatrices par rapport au stérilet. 

Contraception : la pilule reste le premier choix Stocklib / catherina holder




Pilule, stérilet, patch… La gamme des méthodes contraceptives est large. Les femmes ont la possibilité de choisir la pilule, de l’arrêter pour essayer l’implant ou l’anneau vaginal. Un parcours contraceptif qui évolue en fonction de l’âge et des besoins, selon l’enquête « Les Femmes et leur contraception » réalisée par Kantar Health pour la laboratoire Gedeon Richter.

Parmi les 800 femmes interrogées, plus de la moitié utilise une contraception régulière. En grande majorité, elles ont choisi la pilule. Une femme sur cinq a opté pour le stérilet, une sur dix pour l’implant et une femme sur 100 pour le patch ou l’anneau vaginal. Les méthodes les moins utilisées sont celles qui sont les moins connues des femmes.


Efficacité, le critère principal

Pour choisir leur contraception, les femmes évaluent d’abord l’efficacité, la tolérance à long et court terme ainsi que le mode d’administration et l’adaptation à leur mode de vie. Pour plus de la moitié des femmes, la discrétion et la fréquence de prise sont également des critères très importants.

Selon ces derniers, le stérilet arrive en tête, alors qu’il est utilisé par 20 % des femmes. A l’inverse, la pilule est jugée très sévèrement, et pourtant, elle est la méthode contraceptive la plus utilisée en France. Dans ce contexte, comment se fait-il que le stérilet ne soit pas plus utilisé ? Car de nombreuses réticences et craintes persistent. Les femmes ont peur des douleurs et des saignements importants qu’il peut provoquer lors des menstruations. Le manque d’autonomie par rapport aux médecins est aussi un frein non négligeable.


Des utilisatrices satisfaites

Globalement, elles se disent satisfaites de leur mode de contraception. Toutefois, ce constat est nuancé pour les utilisatrices de la pilule. En effet, bien qu’elles soient satisfaites de la pilule, notamment de sa facilité d’utilisation, l’enquête révèle que les oublis sont très fréquents. Et lorsque cela arrive, près de 6 femmes sur 10 n’utilisent pas de contraception supplémentaire comme le préservatif ni la pilule du lendemain.

Le jugement des femmes qui prennent la pilule est donc paradoxal : d’un côté, elles pensent que ce moyen de contraception est adapté à leur mode de vie, mais d’un autre côté, elles reconnaissent qu’elle requière une certaine rigueur et sont lasses de la prendre.


En finir avec les prescriptions stéréotypées

Car pour la grande majorité, la pilule a été le premier moyen de contraception prescrit. Et après des années d’utilisation, elles regrettent le manque de dialogue avec les gynécologues et médecins généralistes qui sont restés dans un mode de prescription stéréotypé. « En Belgique ou en Espagne, les dernières méthodes sorties sur le marché français telles que le patch ou l’anneau vaginal sont très largement utilisées, relève Stéphane Jacquemet, chargé d’enseignement à la faculté de psychologie et sciences de l’éducation de l’université de Genève (Suisse). Dans l’enquête, il est frappant de constater qu’elles sont largement méconnues des Françaises. Pourtant, celles qui les utilisent en sont très satisfaites. »

Néanmoins, « la crise des pilules » a fait évoluer la contraception en France. La pose des stérilets a augmenté, notamment chez les femmes sans enfant. Mais cette option reste encore marginale et demande un effort de pédagogie de la part des médecins. « Suivre le modèle BERCER de consultation (Bienvenue, Entretien, Renseignements, Choix, Explication, Retour – recommandé par l’INPES) demande du temps et une formation spécifique, explique le Dr Teddy Linet, responsable du service de Gynécologie-Obstétrique au sein du Centre Hospitalier Loire Vendée Océan. Il faut ensuite vaincre les a priori des femmes, souvent alimentés par l’entourage ». Le spécialiste évoque notamment la gêne provoquée d’emblée par la proposition du stérilet. « Demander aux femmes ce qu’elles en pensent n’est pas dans nos habitudes médicales », reconnaît-il enfin.

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