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13 000 personnes déjà immunisées

Méningite : vaccination à Dijon jusqu'au 10 février

Le dispositif spécial de vaccination sur le campus de l'université de Dijon est temporairement fermé, mais sera à nouveau en place du 6 au 10 février.

Méningite : vaccination à Dijon jusqu'au 10 février alexraths/Epictura

  • Publié le 31.01.2017 à 10h40
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Depuis début janvier, la salle Multiplex de l’université de Dijon voit défiler les candidats à la vaccination. Après le décès de deux étudiants depuis octobre, dont l’une du pôle économie et gestion fin décembre, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté a lancé une grande campagne d’immunisation contre la méningite à méningocoque, au cours de laquelle 30 000 étudiants et personnels de l’établissement sont ciblés.

Le centre de vaccination est fermé depuis ce lundi à 17 heures, et pour une semaine, précise l’ARS. Il ne rouvrira que la semaine suivante, du lundi 6 février à 9 heures, au vendredi 10 février à 13h, avant de fermer définitivement. Par la suite, la vaccination se poursuivra, toujours gratuitement, jusqu’à la fin du mois de mars. Il faudra pour cela se rendre soit au centre de santé de l’université, soit au centre départemental de vaccination. Pour toute information, une permanence téléphonique a été mise en place, du lundi au vendredi, de 9 heures à 17 heures, au 0 805 200 550.

13 000 vaccinations sur 30 000 espérées

Pour l’instant, plus de 13 000 personnes ont été vaccinées depuis le 4 janvier, et le début de la procédure, a annoncé l’ARS dans un communiqué ce vendredi. Un nombre insuffisant pour les autorités sanitaires, qui espéraient en immuniser 30 000, afin d'assurer une couverture optimale. 

Début janvier, la campagne s’était ouverte sur le pôle économie et gestion, où un millier d’étudiants ont reçu une injection. Ensuite, depuis le 9 janvier, entre 8 et 10 000 étudiants et personnels du bâtiment Droit-Lettres étaient concernés. Depuis le 20, la couverture a été étendue à l’ensemble des membres du campus.

 

Contact rapproché avec 48 personnes

Atteinte d’une méningite foudroyante, une étudiante était décédée le 31 décembre 2016. Les médecins avaient constaté son décès trente minutes après son admission aux urgences du CHU de Montélimar (Drôme). Fin décembre, l’agence avait alerté sur les risques de contagion, en précisant avoir « identifié 48 personnes » ayant eu des « contacts proches et répétés avec l'étudiante pour leur recommander une prophylaxie antibiotique » et les « inviter à se faire vacciner ». Par précaution, la vaccination avait été étendue.

Le méningocoque est un germe très fragile qui ne survit pas dans l'environnement, mais se transmet par la salive. L’inflammation des méninges est souvent liée à une infection de ces enveloppes par un virus ou par une bactérie (plus rarement un champignon ou un parasite). Les méningites peuvent survenir à tout âge, mais elles touchent plus particulièrement les enfants et les adolescents.

Chez l’adulte et le grand enfant, une méningite se traduit le plus souvent par une association de signes que l’on appelle « syndrome méningé ». Celui-ci associe le plus souvent : de violents maux de tête (« céphalées »), une raideur de la nuque, une forte fièvre, une intolérance à la lumière (« photophobie ») et des nausées ou des vomissements. En cas de doute, il faut consulter rapidement.
Les infections invasives à méningocoque sont relativement rares en France. En 2015, 469 cas ont tout de même été notifiés, et 53 décès ont été recensés, selon l'Institut national de veille sanitaire (InVs).

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