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A l'adolescence

Les commotions cérébrales augmentent le risque de sclérose en plaques

Les adolescents qui ont subi plusieurs commotions cérébrales ont un risque doublé de sclérose en plaques à l’âge adulte.

Les commotions cérébrales augmentent le risque de sclérose en plaques photographee.eu/epictura

  • Publié 13.09.2017 à 17h09
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Un effet inattendu des commotions cérébrales… Une étude montre un lien entre ce type de traumatisme crânien subi à l’adolescence, et le développement de la sclérose en plaques (SEP) à l’âge adulte. Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue Annals of Neurology. En revanche, ils ne montrent aucun lien entre les commotions cérébrales pendant l’enfance et la sclérose en plaques à l’âge adulte.

Les chercheurs ont passé en revue les données d’enfants (jusqu’à 10 ans) et d’adolescents (de 11 à 20 ans) admis à l’hôpital à la suite d’une commotion cérébrale. Le risque de sclérose en plaques a été évalué une fois ces deux groupes de participants devenus adultes.

"Combinaisons de facteurs"

Selon leurs calculs, les adolescents qui ont subi une seule fois cette forme de traumatisme crânien ont un surrisque de 22 % de développer une SEP à l’âge adulte. Pour les adolescents qui ont subi plusieurs commotions cérébrales (deux ou plus), le risque est doublé.

« La SEP est causée par une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, expliquent les auteurs. La plupart des jeunes qui ont subi ce traumatisme crânien ne devraient pas s’inquiéter, puisqu’ils ne seront pas forcément porteurs des gènes impliqués, et ne connaîtront pas les autres facteurs de risque qui génèrent une SEP à l’âge adulte ».

Pour autant, ces résultats démontrent l’importance de renforcer la protection des jeunes contre les blessures à la tête. « Le port du casque en vélo fait partie des solutions, et nous devrions prendre en compte le risque de blessures à la tête dans les sports que font les adolescents ».

Gaines nerveuses

Pour expliquer le lien entre la commotion cérébrale et la SEP, les auteurs avancent quelques pistes. « Nous pensons que la commotion chez l’adolescent peut refléter le processus par lequel le système immunitaire attaque la gaine protectrice des fibres nerveuses, ce qui les empêche progressivement de fonctionner correctement ».

Les différences dans le développement cérébral des enfants et des adolescents pourraient expliquer pourquoi les commotions cérébrales ne génèrent pas les mêmes risques de SEP dans les deux groupes.

« Le développement rapide du cerveau pendant l’enfance pourrait être plus apte à éviter certaines conséquences différées d’un traumatisme crânien que pendant l’adolescence », concluent-ils.

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