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Engagement

Sarkozy s'engage dans la lutte contre le cancer : chaque année, un enfant sur 5 en meurt

L’ancien président de la République s'engage au profit de la lutte contre le cancer des enfants en devenant parrain de la campagne "Guérir le cancer de l’enfant au 21e siècle", destinée à récolter dix millions d’euros pour l’Institut Gustave Roussy. Gilles Vallas, pédiatre oncologue à l'IGR a répondu à nos questions. 

Sarkozy s'engage dans la lutte contre le cancer : chaque année, un enfant sur 5 en meurt frantab/Epictura

  • Publié 14.02.2018 à 10h45
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"Mon engagement n’est ni politique, ni partisan". Nicolas Sarkozy s’engage pour les enfants atteints d'un cancer. L’ancien chef de l’Etat devient le parrain de la campagne "Guérir le cancer de l’enfant au 21e siècle" pilotée par Frédéric Lemos, papa d’un petit garçon emporté par la maladie. Ensemble, ils espèrent récolter dix millions d’euros d’ici à 2020 pour les reverser à l’Institut Gustave Roussy. "C’est le nerf de la guerre pour faire avancer la recherche", affirme-t-il au Parisien . Mardi soir, Nicolas Sarkozy a assisté à une vente aux enchères au profit de la recherche contre le cancer des enfants. Un engagement qu'il compte assumer avec dévouement au côté de sa femme Carla Bruni. "Je m’impliquerai personnellement et inciterai mes amis, mes réseaux à faire de même. Mon engagement sera total et sans limite. Je m’intégrerai dans une équipe, je ferai ce qu’on me dira de faire, irai là où on aura besoin de moi pour mobiliser les énergies. Je ne serai pas un parrain passif".

"Le cancer transcende les clivages politiques"

Comme nous l'explique le Pr Gilles Vassal, Pédiatre oncolongue à l'Institut Gustave Roussy, trois types de cancer sont récurrents chez l'enfant : la leucémie, la tumeur cérébrale et le lymphome. 350 nouveaux enfants sont admis chaque année dans cet hôpital.

"Grâce aux progrès thérapeutiques des 50 dernières années, 80% des enfants à qui l'on diagnostique un cancer sont vivants sans maladie à 5 ans, soit 3 enfants sur 4. Mais au prix de traitements lourds qui peuvent entrainer des séquelles cardiovasculaires, des complications neuropsychologues et endocriniennes", explique le professeur, qui rappelle que la qualité de la guérison est un axe que doivent développer les médecins. La recherche avance-t-elle ? "Elle avance, mais nous voulons qu'elles avance plus vite parce que si 80% des enfants guérissent, un enfant sur 5 en meurt. Soit 500 enfants et adolescents en France chaque année et 6000 en Europe". 

Chez l'enfant, le cancer peut se manifester dès la naissance. "C'est la première cause de décès par maladie chez l'enfant". Beaucoup de nouveaux traitements sont développés chez l'adulte, nous explique le professeur Gilles Vassal, mais encore trop peu chez l'enfant. "Ce que nous voulons, c'est équilibrer les recherches pour que les enfants ne soient pas laissés de côté. Il faut se mobiliser parce que c'est l'opportunité de guérir plus et de guérir mieux. Le cancer n'est ni de droite, ni de gauche, il transcende les clivages politiques".

Les quatre chantiers de l’IGR

En France, 1 enfant sur 440 sera atteint d'un cancer avant ses 15 ans, rappelle l’IGR dans sa campagne. 2 500 enfants et adolescents sont touchés chaque année en France. 20% d'entre eux ne peuvent pas être guéris à l'heure actuelle. Les progrès de la recherche sont leur seul recours. L’Institut met en avant quatre objectifs. Le premier consiste à développer l’immunothérapie, un traitement qui vise à administrer des substances pour stimuler les défenses immunitaires de l'organisme afin de lutter contre différentes maladies.

Le deuxième objectif de l’IGR concerne la génétique : "pour comprendre pourquoi certains enfants développent des cancers et identifier les prédispositions génétiques qui en sont responsables". Le troisième axe consiste à "améliorer la qualité de guérison des enfants et adolescents pour comprendre, dépister et prévenir les complications tardives à l'âge adulte". Et enfin, le dernier point sera de "faciliter le parcours de soin en développant de nouveaux outils d'information et d'éducation thérapeutique sur des supports interactifs et digitaux", comme tel fut le cas pour les patientes atteintes d’un cancer du sein.

Le cancer chez l'enfant, ce nouvel enjeu 

En décembre 2017, un nouveau collectif a vu le jour à l’initiative d’un laboratoire pharmaceutique, avec le soutien des Professeurs Gilles Vassal et Jean-Hughes Dalle, ainsi que de deux associations de patients : celle du nom de Laurette Fugain (animée par sa maman Stéphanie), et "On est là", association créée par une ancienne "jeune" malade, Anne-Sophie Robineau. 

Des voix se sont levées à l'occasion du deuxième anniversaire de la Fondation Bristol-Myers-Squibb de la recherche en immuno-oncologie: notamment celle de l'Inca par la voix de Dr Nathalie Hoog-Labouret, le pédiatre chargé de ces questions à l’Institut du Cancer, le ministère de la recherche, le Dr Anne Paoletti, ancienne de l’Institut Curie. Restait la politique… qui avec le Dr Michel Lauzzana, député de la majorité, a accepté de se consacrer au lobbying à l’Assemblée Nationale. Où il a déjà adressé au Pr Agnès Buzyn une demande officielle, pour faire du cancer des enfants et des jeunes une grande cause.

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