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Vaste étude

La vitamine D semble protéger contre le cancer

Une nouvelle étude montre que, tout en restant dans les limites de la physiologie, plus la vitamine D est élevée et plus le risque de cancer est réduit.

La vitamine D semble protéger contre le cancer aerogondo/istock


  • Publié le 09.03.2018 à 16h17
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  • Mise à jour le 10.03.2018 à 15h55
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Dans cette très grande étude prospective, les taux les plus élevés de vitamine D sont associés à une réduction de 20% du risque de cancers.

La relation est retrouvée tant chez les hommes que les femmes et évolue en fonction des niveaux de vitamine D jusqu’à une limite maximale au-delà de laquelle son effet devient nul.
Cette étude est parue dans le British Medical Journal.

Une quasi-hormone

La vitamine D est une quasi-hormone synthétisée à partir d’un précurseur que l'on trouve dans l'alimentation  et qui doit être activé sous l’influence des rayons ultra-violets. Une alimentation pauvre en précurseurs et une exposition au soleil modeste sont associées à des taux bas dans le corps.

Alors que le rôle essentiel de la vitamine D est reconnu pour l’absorption de calcium dans l’intestin et sa fixation sur le squelette, son rôle est plus controversé dans les autres maladies.

Un rôle contre l’oncogénèse

Des études expérimentales avaient montré que la vitamine D, et surtout sa forme activée, la 1,25-dihydroxyvitamine D aurait un effet anti-prolifératif sur les cellules tumorales à travers de multiples voies de signalisation de la cellule, impliquées dans l’arrêt du cycle cellulaire, la mort cellulaire (« apoptose »), la création de vaisseaux sanguins (« angiogénèse ») et l’inflammation.
Et ces effets ont été signalés sur les cancers du colon, du sein, de la prostate principalement.

Les effets protecteurs de la vitamine D contre le cancer sont beaucoup plus controversés dans les études cliniques et les résultats des études épidémiologiques sont contradictoires.

Une vaste étude

Il s’agit de la plus grande étude mesurant le taux de 25-hydroxyvitamine D dans le sang d’hommes et de femmes souffrant d’un cancer. Elle a concerné plus de 30 000 japonais suivis 16 ans, dont 3301 souffrant de cancer et ils ont été comparés à 4044 personnes comparables.

Les personnes suivies avaient la quarantaine à l’inclusion. Ses résultats en prit en compte tous les facteurs qui auraient pu perturber la validité de l’analyse, comme l’âge, le sexe, le poids, les saisons, la consommation d’alcool, le tabagisme…

La réduction concerne la plupart des cancers sauf le poumon et la prostate, mais elle est aussi observée encore plus importante avec le cancer du foie, le foie étant l’organe qui fabrique la 25-hydroxy-vitamine D.

Par rapport aux précédentes, cette étude collige le plus grand nombre de mesures de la vitamine D effectues dans une étude juqu'à maintenant et montre que, dans les limites de la physiologie, plus le taux de vitamine D est élevé dans le sang et plus le risque de cancer est bas. Au-delà des limites physiologiques, l’augmentation des taux de vitamine D ne s’accompagne plus d’une réduction des cancers.

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