• CONTACT

QUESTION D'ACTU

Déclenchement artificiel

Grossesse : mieux vaut déclencher l'accouchement à 39 semaines que d'attendre le terme

Il serait plus sécurisant pour la maman et son bébé de déclencher l'accouchement à 39 semaines, plutôt que d'attendre le terme naturel. On vous explique pourquoi. 

Grossesse : mieux vaut déclencher l'accouchement à 39 semaines que d'attendre le terme gorodenkoff / istock




Alors qu'une grossesse dure normalement 280 jours, soit 40 semaines, une nouvelle étude a démontré aujourd'hui qu'il serait préférable de déclencher l'accouchement à 39 semaines. Cela ne provoquerait pas plus de complications que d’aller jusqu’au terme naturel et réduirait le risque de césarienne, d’hypertension et de soutien respiratoire pour les nouveau-nés.

"Un processus plus long et douloureux que le travail spontané"

La méta-analyse comprenait 5 études (7261 cas). Certaines futures mères ont mené leur grossesse à terme, d’autres ont vécu un accouchement déclenché passé 39 semaines. "Nous disposons maintenant de suffisamment de données sur les grossesses pour étayer la conclusion selon laquelle le déclenchement du travail à partir de 39 semaines de gestation semble une option sûre et potentiellement bénéfique pour les femmes", a déclaré le Dr Alexandros Sotiriadis, directeur de l’étude.

"Avant d'entreprendre le déclenchement du travail dans les grossesses à faible risque, les femmes doivent cependant être conscientes qu'elle peut conduire à un processus plus long et douloureux que le travail spontané", ajoute-t-il.

"On déclenche de plus en plus fréquemment les accouchements"

On décide généralement de déclencher un accouchement quand la date du terme est dépassée, si la future mère a eu une rupture de la poche des eaux sans mise en travail sous 48 heures, si le fœtus présente un arrêt de croissance, une anomalie du rythme cardiaque, ou encore pour une grossesse gémellaire. Cela peut être aussi, du côté de la maman, quand arrive une prééclampsie, ou si elle souffre de diabète.

"En France, on déclenche de plus en plus fréquemment les accouchements", explique Bénédicte Coulm, sage-femme et chercheuse à l’Inserm. "En 1981, nous étions à 10%, et ce taux a doublé pour atteindre 23% actuellement. Ça augmente dans tous les pays occidentaux, et la France a des taux comparables à ses voisins européens. Mais nous ne sommes pas le pays le plus concerné. En Espagne, quasiment un accouchement sur trois est déclenché."

Pourtant, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) préconise "qu’aucune région géographique ne devrait enregistrer un taux de déclenchement artificiel du travail supérieur à 10%".

Vous aimez cet article ? Abonnez-vous à la newsletter !

EN DIRECT

LES MALADIES

J'AI MAL

Bras et mains Bras et mains Tête et cou Torse et haut du dos Jambes et pied

SYMPTÔMES