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Cancer de la peau : combiner génétique et exposition au soleil pour évaluer les risques

Des chercheurs spécialisés en biotechnologie ont réalisé une vaste étude, qui combine données génétiques et niveaux d’exposition au soleil au cours de la vie. Cela permet d’améliorer les estimations de risque de cancer de la peau.

Cancer de la peau : combiner génétique et exposition au soleil pour évaluer les risques thodonal / iStock

  • Publié 18.10.2018 à 15h16
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Nous savons tous qu’une trop forte exposition au soleil peut provoquer des cancers de la peau. Parmi eux, le mélanome, cancer le plus rare mais le plus dangereux. Près de 10 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Autre élément qui entre en compte : la génétique. Des chercheurs américains de l’entreprise californienne 23andMe, spécialisée en biotechnologie, ont réalisé une vaste étude qui mêle niveaux d’exposition au soleil et génétique afin d’évaluer au mieux les risques de cancer de la peau. Les résultats de cette recherche ont été présentés à l’occasion de la réunion annuelle de l’American Society of Human Genetics (ASHG), à San Diego (Californie, Etats-Unis).

Évaluer le maximum de facteurs de risque

Le Dr Pierre Fontanillas, auteur principal de l’étude, et ses collègues, ont collecté les données génétiques de plus de 210 000 participants. Ces informations ont été combinées aux facteurs de risque connus du cancer de la peau. Les facteurs environnementaux, comme vivre dans un climat ensoleillé ou à une altitude élevée. Mais aussi les facteurs personnels, comme une pigmentation de la peau claire, un nombre élevé de grains de beauté ou les antécédents familiaux de cancer.

Les chercheurs ont aussi ajouté la fréquence des bains de soleil avant l’âge de 30 ans, l’exposition solaire actuelle estimée et l’indice de masse corporelle (IMC). "Nous avions pour objectif de valider les facteurs de risque de cancer de la peau déjà connus au sein d’un large groupe, de les détailler, d’explorer de nouveaux facteurs potentiels et de déterminer si et comment ces facteurs pouvaient interagir avec le risque génétique", détaille le Dr Fontanillas.

Une meilleure estimation

Selon les chercheurs, cette technique a fait ses preuves et a permis d’estimer au mieux les risques de cancer de la peau. Et cela, pour trois types de cancer : le mélanome, le carcinome basocellulaire (BCC) et le carcinome épidermoïde. D’autant que les facteurs génétiques à eux seuls expliquent 8,3 à 15,2% des variations dans le risque de cancer de la peau. De plus, les résultats de l’étude n’ont pas montré d’interaction forte entre les facteurs de risque génétiques et les facteurs environnementaux. Malgré cette meilleure estimation, certains défis restent à relever.

Ainsi, "mesurer l’exposition au soleil au cours de la vie est généralement difficile", raconte le Dr Fontanillas. Dans le futur, les scientifiques prévoient de développer d’autres méthodes pour calculer le score de risque génétique et mesurer, justement, l’exposition au soleil. Si leurs estimations gagnent en précision elles pourraient, à terme, être utilisées par les professionnels de santé.

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