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QUESTION D'ACTU

Cancer du rein et de la vessie

Cancer : pourquoi saigner quand vous urinez doit impérativement vous alerter

Si c'est souvent bénin, avoir du sang dans les urines peut aussi indiquer qu'on souffre d'un cancer du rein et de la vessie. 

Cancer : pourquoi saigner quand vous urinez doit impérativement vous alerter MangoStar_Studio /istock

  • Publié le 23.11.2018 à 18h00
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Avoir du sang dans les urines (hématurie) est réellement associé à une augmentation du risque de cancer du rein et de la vessie, selon une nouvelle étude. Sur près de 135 000 Danois souffrant d'hématurie, le risque de cancer de la vessie et du rein a été multiplié par deux chez ces malades. Il était cependant limité aux patients n'ayant pas subi de cystoscopie (examen qui permet de surveiller la vessie, NDLR) dans les trois mois suivant le diagnostic initial d'hématurie.

Un marqueur d'un risque accru de cancer

L'hématurie est la présence de globules rouges en quantité anormalement élevée dans les urines. Les causes peuvent être rénales (tumeur du rein, fracture, néphropathie et glomérulonéphrite), vésicales (tumeur de la vessie, cystite) ou venir de calculs urinaires. Pour soigner l’hématurie, il faut soigner les pathologies qui la provoquent.
 
"L'augmentation du risque de cancer de la vessie et du rein plus d'un an après le diagnostic d'hématurie, ainsi que le risque légèrement plus élevé de cancer invasif de la vessie après cinq ans, indiquent qu'il s'agit d'un marqueur de risque accru de cancer. Ces résultats pourraient orienter les recommandations de suivi pour l'hématurie", expliquent les chercheurs.

Un risque de cancer du sang

L'étude a été menée du 1er janvier 1995 au 31 décembre 2013. Sur les 134 173 patients inclus, 52 367 (39%) étaient des femmes, 81 806 (61%) étaient des hommes et l'âge médian de la cohorte était de 59 ans. Dans les 3 mois suivant le diagnostic d'hématurie, 2 647 patients (1,9%) souffraient d’un cancer invasif de la vessie, 1 077 (0,8%) d’un cancer non invasif de la vessie, 569 (0,4%) d’un cancer rénal, et 908 (1,1%) d’un cancer de la prostate.

Dans le cas du cancer du rein, l’incidence était de 2,63% chez les patients n’ayant pas eu de cystoscopie et de 1,20% chez ceux qui en avaient bénéficié. Un an après le diagnostic d'hématurie, le risque de cancer gynécologique et colorectal était faible, alors que le risque de cancer du sang ("néoplasmes malins hématologiques") demeurait légèrement élevé.

Les tumeurs les plus fréquentes

On estime à 13 000 le nombre de nouveaux cas de cancer du rein en 2015 en France. Il représente ainsi environ 3% de l'ensemble des cancers, et touche deux fois plus les hommes que les femmes. L'âge moyen au moment du diagnostic est de 65 ans. On estime à un peu plus de 13 000 le nombre de nouveaux cas de cancer de la vessie et à 5 000 le nombre de décès dus à ce cancer en France en 2017. Ce cancer touche trois à quatre fois plus d'hommes que de femmes, et se situe au 4e rang des tumeurs les plus fréquentes chez l’homme et au 12e rang chez la femme.

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