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QUESTION D'ACTU

Graisse abdominale

Voici ce qui nous aide à perdre du ventre

Des chercheurs auraient identifié la manière dont le métabolisme brûle la graisse du ventre pendant l’activité physique : une molécule, l'interleukine-6, est liée à la combustion des graisses. Les scientifiques veulent maintenant tenter de l'injecter, pour voir si elle a le même effet au repos.

Voici ce qui nous aide à perdre du ventre

  • Publié 05.01.2019 à 20h00
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Après les excès des fêtes, beaucoup d’entre nous ont pris comme bonne résolution de se remettre au sport. Et oui, suer est le meilleur moyen d’éliminer notre bidon… Mais vous êtes-vous déjà demandé quels mécanismes permettent de "brûler" la graisse du ventre quand on fait du sport ? Des chercheurs danois se sont posé la question et ont mené une expérience, dont les résultats viennent d’être publiés sur le site ScienceDirect. Et une molécule serait responsable de l’élimination de la graisse.

L’interleukine-6 rend efficace un exercice physique

L’interleukine-6 est une molécule (une cytokine) impliquée dans le fonctionnement du système immunitaire. Les scientifiques danois ont préalablement observé une augmentation du taux d’interleukine lors d’un effort physique avec combustion des graisses. Pour vérifier si cette molécule joue un rôle déterminant, ils ont organisé une expérience avec deux groupes de personnes en état d’obésité (avec un IMC supérieur ou égal à 30).

Pendant 12 semaines, ces participants ont été invités à faire des exercices à vélo. Le premier groupe a reçu un traitement bloquant la production d’'interleukine-6 (le tocilizumab, approuvé pour le traitement de la polyarthrite rhumatoïde). Le second groupe a, lui, reçu un placebo. Comme il fallait s’y attendre, les chercheurs ont observé à la fin de l’étude une importante diminution de la graisse abdominale chez les sujets… mais seulement du groupe ayant reçu le placebo. Chez les participants traités avec le tocilizumab, il n’y a pas eu de diminution des graisses.

En détail, le groupe dont la production d’interleukine-6 n’a pas été freinée a perdu en moyenne 8% de graisse localisée autour du ventre, alors que celui a été traité avec cet inhibiteur augmentait (en moyenne) son taux de graisse. Anne-Sophie Wedell-Neergaard, de l’Université de Copenhague et principale auteure de l’étude, conclue que la molécule : "stimulerait la dégradation des graisses chez les personnes en bonne santé et serait libérée par le muscle squelettique pendant l'exercice".

Une piste qui reste à confirmer

Mais les chercheurs soulignent que l'interleukine-6 peut avoir des effets contraires selon le contexte : "les effets de la molécule sur les cellules immunitaires et les cellules musculaires sont très différents. Par conséquent, l'interleukine-6 peut agir différemment chez les personnes en bonne santé et les personnes malades", explique le docteur Wedell-Neergaard.

Des niveaux élevés de l'interleukine-6 sont observés chez les patients atteints d'obésité grave, de diabète de type 2 et de maladie cardiovasculaire. Des études supplémentaires seront donc nécessaires pour mieux comprendre son rôle, mais aussi pour savoir si des injections d'interleukine-6 peuvent réduire seules la graisse abdominale.

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