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QUESTION D'ACTU

Plus de 1400 heures de cours

Affaire Naomi Musenga : bientôt une formation d'un an pour les opérateurs du Samu

Une formation d'un an pour les opérateurs du Samu sera effective à partir du 1er septembre prochain.

Affaire Naomi Musenga : bientôt une formation d'un an pour les opérateurs du Samu Chalabala / istock.

  • Publié 18.01.2019 à 19h15
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Un an après la dramatique affaire Naomi Musenga, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a indiqué ce vendredi matin sur France Info qu’une formation d'un an pour les opérateurs du Samu sera effective à partir du 1er septembre prochain.

"J’avais appelé la famille le jour où j’avais appris cet événement tragique. Et puis je les avais reçus après avoir travaillé avec les urgentistes et les Samus pour savoir quel plan d’action nous pouvions mettre en œuvre", se souvient la ministre. "Depuis, nous avons mis en œuvre la totalité des actions qui avait été programmées. Nous allons créer un diplôme pour les assistants de régulation médicale qui sera opérationnel le premier septembre 2019. Ce sera une formation d’un an, avec plus de 1400 heures de cours à la fois théoriques et pratiques", affirme-t-elle.

Une jeune fille moquée par une opératrice du SAMU

Mi-juillet dernier, le procureur de la République de Strasbourg, Yolande Renzi, avait clarifié les circonstances de la mort de Naomi Musenga, une jeune fille de 22 ans moquée par une opératrice du SAMU alors qu'elle appelait à l'aide, et décédée de ce fait quelques heures plus tard. "Les éléments médicaux obtenus expliquent le décès de Naomi Musenga comme étant la conséquence d'une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours", pouvait-on lire dans un communiqué. "La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté une défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès". Plus précisément, Naomi Musenga est décédée d'une hépatite aiguë toxique, soit de la destruction de toutes les cellules de son foie. Dans la mesure où cet organe régule de nombreux processus du corps humain, il est évident que les complications aient pu survenir rapidement.

Rappelons que lors de leur échange téléphonique, l'opératrice du SAMU s'était montrée méprisante, moqueuse et avait raccroché trop vite sans envoyer d’ambulance à la jeune fille. Naomi Musenga avait du attendre cinq heures pour être prise en charge par SOS Médecins, qui l'avait finalement envoyée à l’hôpital. Elle y est décédée le 29 décembre 2017, victime d’un infarctus, dû, comme nous le savons aujourd'hui, à une "intoxication au paracétamol".

"Un numéro d’appel simplifié"

"Par ailleurs, j’ai demandé à tous les Samus de France d’harmoniser leurs procédures pour les traitements des appels. Nous allons aboutir à un système qui sera le même partout", poursuit Agnès Buzyn. "Nous travaillons aussi sur un numéro d’appel simplifié. L’affaire de Naomi Musenga montre que quand il y a un passage d’appel entre un écoutant et un deuxième écoutant, il peut y avoir une modification de l’information. Lors du passage de l’appel concernant madame Naomi Musenga, je crois que le régulateur des pompiers avait transmis l’appel au régulateur du samu en indiquant que madame Musenga avait la grippe. Cela avait pu tordre la perception de la gravité. Avec un numéro unique, il n’y a aucun risque de distorsion d’information ou de perte d’information dans les passages d’appels entre la police, les pompiers et le samu", détaille la ministre de la Santé.

Actuellement,plusieurs numéros d’urgence coexistent : 112 (général, valable dans tous les pays européens), 15 (Samu), 17 (police), 18 (pompiers), 114 (sourds et malentendants). Les parents de Naomi Musenga ont appelé, ce vendredi dans Le Parisien, à une réorganisation des secours par une loi portant son nom.

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