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QUESTION D'ACTU

e-liquide au THC

Des lycéens hospitalisés après avoir utilisé une e-cigarette en Bretagne

Des lycéens de plusieurs établissements bretons ont été récemment hospitalisés après avoir utilisé une cigarette électronique « prêtée » par une connaissance. Une histoire qui n’est pas sans rappeler celle du « Buddha blues », il y a un an, dans la région brestoise.

Des lycéens hospitalisés après avoir utilisé une e-cigarette en Bretagne VlaDee/istock

  • Publié 20.01.2019 à 21h12
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Un lycéen de Pontivy a été hospitalisé jeudi après avoir vapoté avec une cigarette électronique « prêtée » par une connaissance et qui contenait vraisemblablement une substance trafiquée, rapporte Le Télégramme. D’après la mère de l’élève, son fils « se trouvait dans un état second » et n’avait pas retrouvé tous ses esprits 24 heures après l’incident.

L’établissement hospitalier et le proviseur de l’établissement ont mené l’enquête et découvert que plusieurs autres cas similaires avaient été relevés récemment dans la région, à Loudéac et à Guingamp en particulier.

Un dangereux remake

Une histoire qui n’est pas sans rappeler l’intoxication collective au « Buddha blues » survenue il y a un an dans la région Brestoise. A l’époque, 4 jeunes brestois avaient été soupçonnés d'écouler dans les écoles des fioles de « Buddha blues », un dérivé de synthèse du cannabis à vapoter hyper-concentré en THC avec des effets dévastateurs.

Vendu comme un e-liquide pour cigarettes électronique faisant planer, le « Buddha blues » était composé d’un cannabis de synthèse dont l’effet serait équivalent à une concentration à 95% de THC (ou tétrahydrocannabidiol), le principe psychoactif du cannabis. A cette dose, ce composé aurait un effet réellement hallucinatoire. 

Accessible sur le Darknet

Présenté sous forme de petites fioles bleu turquoise, le « Buddha blues » a été acheté très simplement, et pour seulement quelques dizaines d'euros, sur le « Darknet », l’internet occulte où tout s’achète et tout se vend.

Les fioles d'e-liquide bleu avaient été saisies pour être expertisées. Elles contenaient un dérivé de synthèse du cannabis, comme la police en a déjà saisi en France, avec une activité très puissante : équivalente à 95% de THC. A cette concentration, ces produits ont une activité psycho-hallucinatoire, bien loin de la joyeuse relaxation.

Un produit hallucinatoire

Après une phase de relaxation, la « montée » est très brutale avec paralysie, tachycardie, perte de repères, hallucinations, crise de paranoïa, de démence… certains élèves, encore mineurs, avaient dû être hospitalisés fin 2017.

Vendu comme un e-liquide qui fait planer, le « Buddha blues » est très puissant et provoque une défonce totale chez les adolescents. Et les autorités sanitaires sont quelque peu dépassées par la vitesse de mise à disposition de nouvelles molécules : ils sont souvent inconnus des services de toxicologie dès que les anciens sont correctement identifiés.

Une alerte de l’Académie de Médecine

Ces dernières années le phénomène a pris une telle ampleur que l’Académie de médecine a décidé de tirer la sonnette d’alarme en 2018.

Un jeune Français sur deux qui meurt dans un accident de la route a consommé du cannabis, ou un de ses dérivés, et la consommation de cette substance est souvent associée à des troubles psychiques, comme la schizophrénie. Une inquiétude appuyée sur le fait que de nombreux jeunes commencent à consommer du cannabis dès l’âge de 12 ans.

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