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Accouchement

Les gynécologues se liguent contre une méthode qui prédirait les césariennes

La méthode SIM 37 permettrait de prédire les chances d’accouchement par voie basse, mais pour les gynécologues, elle ne reposerait sur aucune preuve scientifique. 

Les gynécologues se liguent contre une méthode qui prédirait les césariennes olesiabilkei/iStock

  • Publié 30.01.2019 à 18h30
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Aucune preuve scientifique ne justifierait l’utilisation de la méthode SIM 37 pour prédire quel sera le type d’accouchement. Vendredi 25 janvier, le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) publie un communiqué sans appel : aucune technique n’est capable de déterminer, en amont, si un accouchement par voie basse est possible. L’Institut de recherche et d’action pour la santé des femmes (Irasf) publiait un texte similaire le 23 janvier dernier, pour alerter les femmes sur cette méthode, qu'elle juge sans fondement. 

Prédire les chances d’accouchement par voie naturelle 

SIM 37 est une simulation d’accouchement. Selon ses créateurs, elle serait capable de déterminer si une femme peut accoucher par voie naturelle grâce à un examen IRM réalisé après 37 semaines d’aménorrhée. L’étude de la morphologie et du canal de naissance permettrait de détecter les "difficultés biomécaniques" liées à un accouchement par voie basse. Ce test a été développé au sein de l’entreprise BabyProgress et conçu principalement par le docteur Olivier Ami.

Absence de preuves 

L’Irasf a interrogé des chercheurs spécialisés en obstétrique au sujet de la méthode Sim37 et tous s’accordent à dire que "cette pratique est complètement infondée, non reconnue, animée par l’appât du gain". L’examen est onéreux : il faut compter 900 euros, non remboursables par l’Assurance maladie. L’association souligne qu’aucun résultat d’étude n’a été communiqué pour l’heure, les protocoles d’expérimentation ou les assurances non plus et la liste des personnes composant le comité scientifique et éthique manque également. Le CNGOF rejoint l’association dans son communiqué et rappelle que "ce procédé n’a jamais fait l’objet d’une évaluation pertinente et sérieuse". 

Une réponse de SIM 37 

SIM 37 a répondu à ses accusations et affirme que 900 patientes ont pu bénéficier gratuitement de ce dispositif. Le communiqué indique que l’entreprise souhaite réduire le nombre de césariennes inutiles grâce à son examen. Elle serait en attente de validations scientifiques pour obtenir le remboursement de son test, et déclare qu’elle publiera prochainement les résultats de son étude. 

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