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QUESTION D'ACTU

Enquête de l'ISNAR-IMG

Les internes en médecine passent trop de temps à l'hôpital

Les internes de médecine générale travaillent trop. Voici les conclusions d’un rapport de l'ISNAR-IMG dévoilé vendredi 15 février. 

Les internes en médecine passent trop de temps à l'hôpital YakobchukOlena

  • Publié 17.02.2019 à 20h55
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Quatre-vingt heures par semaine. C’est le temps que passeraient 4% internes de médecine générale à l’hôpital, selon un sondage du syndicat des internes de médecine générale ISNAR-IMG présenté ce vendredi lors du 20e congrès de Tours. Un délai bien au-dessus de la limite légale fixée par la Commission européenne qui impose aux étudiants en médecine de ne pas travailler plus de 48 heures par semaine en dix demi-journées. 

Menée auprès de 1000 internes au cours du deuxième semestre 2018, l'enquête de l'ISNAR-IMG montre que cette limite n’est pas respectée puisque un étudiant sur deux dépasse ce temps de travail. 

"Obligations de service"

C’est surtout vrai à l’hôpital, où 84% des sondés expliquent effectuer des horaires plus longs pour "obligations de service". "La surcharge de travail à l’hôpital et la pression des médecins seniors est une réalité", souligne l’étude. À titre de comparaison, les élèves de médecine qui effectuent leur internat dans les cabinets libéraux effectuent très peu d’heures supplémentaires puisque 85% d’entre eux estiment que les horaires de travail sont respectés. 

Ces données sont à prendre au sérieux puisqu’en 2017, une autre enquête de l’ISNAR-IMG avait dévoilé qu’un interne sur quatre souffre d’épuisement professionnel et nourrit des idées suicidaires.

Risque de burn-out

"Les internes sont, avant tout, des professionnels en formation et ils ne peuvent pas n'être qu'une variable d'ajustement en cas de carence de personnel médical", estime Lucie Garcin, présidente de l'ISNAR-IMG. 

Début janvier, une étude réalisée par un des chercheurs des Hôpitaux de Marseille comprenant 15 000 médecins français a révélé que près de 60% des urgentistes (57%) et plus de la moitié des jeunes médecins (52%) souffrent d'au moins un symptôme caractérisant le burnout en France. 

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