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Darolutamide

Cancer de la prostate : un nouveau traitement diminue de 59% le risque de décès

Une nouvelle étude menée par l’Institut Gustave Roussy constitue un nouvel espoir pour les patients atteints d’un cancer de la prostate. Selon ses auteurs, un nouveau médicament appelé darolutamide diminuerait significativement les risques de métastases et de décès.

Cancer de la prostate : un nouveau traitement diminue de 59% le risque de décès jarun011/iStock

  • Publié 19.02.2019 à 17h00
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Avec 48 427 nouveaux cas recensés en France métropolitaine en 2013 et 8 207 décès estimés en 2017, le cancer de la prostate est le plus fréquent chez les hommes de plus de 50 ans. Pour ces patients, en particulier ceux ayant développé une résistance à l’hormonothérapie, une nouvelle étude publiée dans le New England Journal of Medicine offre l’espoir d’un nouveau traitement plus efficace.

Menés par des chercheurs de l’Institut Gustave Roussy, en France, ces nouveaux travaux démontrent l’efficacité d’un nouveau médicament oral appelé darolutamide, capable d’allonger de deux ans la durée de vie des patients et de diminuer de 59% les risques de métastases ou de décès.

Un taux de survie sans métastase de 40 mois

Le darolutamide est un inhibiteur du récepteur des androgènes, des hormones stéroïdiennes impliquées dans le développement du cancer de la prostate. Son efficacité a été testée dans 409 centres anticancéreux de 36 pays. Au total, 1 509 patients atteints d’un cancer de la prostate non métastatique et résistant à l’hormonothérapie ont été suivis.

La spécificité du darolutamide est de s’attaquer aux tumeurs hormonorésistantes et ce, avant qu’elles ne se métastasent. Les participants de l'étude ont été aléatoirement répartis en deux groupes. L’un a reçu le darolutamide (deux comprimés de 300 mg deux fois par jour), l’autre un placebo.

Après des semaines d’évaluation et de suivi, les résultats du traitement sont prometteurs, le groupe ayant reçu du darolutamide avaient un risque de métastases ou de décès réduit de 59%. Par ailleurs, ce groupe présente aussi une médiane de survie sans métastase de 40,4 mois, contre 18,4 mois pour ceux ayant reçu le placebo. Le taux de survie à trois ans est quant à lui de 83 % pour les hommes traités par darolutamide contre 73 % pour ceux du groupe contrôle. "Le bénéfice global pour les patients est un gain de près de deux années supplémentaires sans propagation de la maladie", explique le professeur Karim Fizazi, auteur principal de l'étude. "De plus, tous les patients semblent en bénéficier de manière équivalente, il n’existe pas de sous-groupes."

En plus de son efficacité, le darolutamide est aussi très bien toléré par les patients. Parmi les effets secondaires constatés, se trouvent la fatigue (12% des patients), des douleurs (9%), la diarrhée (7%) et l’hypertension (7%). Le darotulamide devrait être soumis à d’autres essais avant une potentielle mise sur le marché, prévue d’ici deux ans.

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