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Modèles de prédiction

Cancer du sein : la génétique reste au cœur du dépistage

Même si les causes environnementales sont influentes, la génétique reste un critère essentiel pour évaluer le risque de cancer du sein. 

Cancer du sein : la génétique reste au cœur du dépistage cosmin4000 / istock.

  • Publié 23.02.2019 à 08h30
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La génétique est une variable essentielle à prendre en compte dans le dépistage du cancer du sein. C’est ce que confirme une nouvelle étude, publiée dans The Lancet Oncology.

Pour estimer le risque global de cancer du sein encouru par chaque femme, il existe aujourd’hui des "modèles de prédiction", conçus en fonction de différents critères. En les comparant, les chercheurs ont constaté que les modèles fondés sur les antécédents familiaux sont plus efficaces que les autres.

Les modèles BOADICIA et IBIS étaient plus précis

Ont été évalués : le modèle BOADICEA (Breast and Ovarian Analysis of Disease Incidence and Carrier Estimation Algorithm), BRCAPRO (Determining carrier probabilities for breast cancer-susceptibility genes BRCA1 and BRCA2), l'outil BCRAT (Breast Cancer Risk Assessment Tool) et l'IBIS (International Breast Cancer Intervention Study). Tous ont été appliqués à une cohorte de 18 856 femmes australiennes, canadiennes et américaines. Entre mars 1992 et juin 2011, aucune d’entre elles n’avait eu un cancer du sein. En 11 ans de suivi, 4% ont développé un cancer du sein.

Au final, les résultats ont montré que les modèles BOADICIA et IBIS, qui comportent des données sur les antécédents familiaux, étaient plus précis que les autres pour prédire le risque de cancer du sein. Cela était vrai même pour les femmes qui n'avaient pas d'antécédents familiaux de cancer du sein ni de mutations des gènes BRCA1 et BRCA2*. "Les modèles de risque seraient améliorés par l'inclusion d'informations sur les antécédents familiaux", conclut l’essai.

Le plus répandu des cancers féminins

On peut distinguer plusieurs types de cancers du sein. Pour les plus fréquents, les cancers du sein hormono-dépendants et les cancers "HER+", il existe aujourd’hui des thérapies ciblées très efficaces. Mais 15% des patientes, souvent jeunes, ont un cancer du sein dit "triple négatif", c’est-à-dire sans aucun marqueur connu à la surface des cellules cancéreuses susceptible de répondre à une thérapie ciblée connue*.

Avec environ 54 062 nouvelles personnes touchées chaque année, le cancer du sein est le plus répandu des cancers féminins (près d'une femme sur neuf sera concernée au cours de sa vie). Moins de 10% des cancers du sein surviennent avant 40 ans, l’incidence augmentant ensuite régulièrement jusqu’à 65 ans. Ceci, associé au fait que la densité de la glande mammaire est moins importante à cet âge, justifie le choix de la tranche d’âge de 50 à 74 ans retenue pour le dépistage organiséAprès avoir doublé entre 1980 et 2005, l'incidence semble désormais en phase de stabilisation. Plus encourageant encore, la mortalité (nombre de décès/an) n'a pas augmenté depuis les années 80.*

*BRCA1 et BRCA2 sont en principe les gènes qui nous protègent contre le cancer.

*Source : Institut Curie

* Source : La ligue contre le cancer

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