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Bouleau, platane, chêne...

Allergies : comment le réchauffement climatique les amplifie

Dans un rapport, plusieurs associations de surveillance de l’air mettent en garde contre une hausse probable des allergies respiratoires. En cause : la hausse d’émission de pollen de bouleau suite aux chaleurs exceptionnelles de ces dernières semaines.

Allergies : comment le réchauffement climatique les amplifie DzoPhotography/iStock

  • Publié 23.03.2019 à 19h10
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Depuis quelques jours, le beau temps et les températures clémentes se sont installés sur le territoire. Si pour beaucoup d’entre nous, le printemps est synonyme de renouveau après le froid et la grisaille de l’hiver, pour les allergiques, c’est souvent une période difficile qui commence. En cause : l’émission de pollens par certains végétaux comme les platanes, les chênes, les peupliers ou encore les bouleaux.

Et le phénomène n’est pas près de s’arrêter. C’est ce que mettent en lumière la fédération des Associations de surveillance de la qualité de l'air (Atmo France), le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) et l'Association des pollinariums sentinelles de France (APSF). Dans leur rapport annuel, publié mercredi 20 octobre, ces associations de surveillance de l’air mettent en garde contre l’augmentation des quantités de pollen dans l’air, notamment de bouleau.

Les températures clémentes favorables aux pollens

En cause, selon les auteurs du rapport : "le réchauffement climatique et la hausse des températures", qui conduisent à une recrudescence des émissions de pollens dans l’atmosphère. "En avril dernier, on a été submergé par des allergies parfois sévères aux pollens de bouleau, dont la quantité était exceptionnellement élevée", explique sur les ondes de RTL le docteur Sophie Silcret-Grieu, membre du Conseil d’administration de l’association Asthme et Allergies.

En plus des pollens de platane et de chêne, cette émission de pollens de bouleau est "un phénomène inédit observé en France en 2018, dû à un épisode de chaleur exceptionnel" en avril, qui a permis aux "bouleaux de fleurir dans des conditions très favorables". Les températures douces enregistrées ces dernières semaines pourraient valoir à la France de connaître un nouveau pic des quantités de pollens dans l’air. L’an dernier, en revanche, les conditions météorologiques froides et pluvieuses durant l’hiver ont permis de limiter "la dispersion des pollens de noisetier, aulne et frêne".

Une augmentation des allergies

Les personnes sujettes aux allergies aux pollens doivent donc s’attendre, comme l’an dernier, à être gênées par les pollens des arbres, de plus en plus nombreux dans l’atmosphère.

Un phénomène qui inquiète les professionnels de santé, qui craignent une recrudescence des asthmes allergiques et des gênes respiratoires. Selon un sondage Ifop pour l’association Asthme & Allergie dévoilé à l’occasion de la 13e Journée française de l’allergie, 80% des cas d’asthme chez l’enfant et 50% chez l’adulte sont liés aux allergies.

Or, peu de personnes concernées connaissent le lien entre asthme et allergie. Ce qui favorise l’errance thérapeutique, estimée à environ 7 ans entre l’apparition des premiers symptômes et une consultation chez l’allergologue. "Pendant ces 7 années, une rhinite allergique a, par exemple, beaucoup de risques d’évoluer vers l’asthme. L’errance thérapeutique de l’asthme allergique s’explique aussi par une mauvaise estimation de l’âge à partir duquel l’origine allergique de l’asthme peut être décelée. Alors qu’il est possible d’établir un diagnostic de l’origine allergique de l’asthme dès 3 ans, voire avant : près de 7 Français sur 10 situent cet âge au-delà, voire très au-delà", précise Asthme & Allergie dans son communiqué.

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