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Bébés prématurés

Grands prématurés : le seuil de viabilité recule d’une semaine tous les 10 ans

Ces trente dernières années, les progrès scientifiques dans les pays développés ont permis de sauver de plus en plus de bébés prématurés. Notamment des nourrissons nés à moins de six mois de grossesse.

Grands prématurés : le seuil de viabilité recule d’une semaine tous les 10 ans Ondrooo / istock

  • Publié 27.03.2019 à 13h00
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On considère qu’un bébé est prématuré lorsqu’il naît avant 37 semaines de grossesse. Depuis les années 80, la médecine mondiale a fait de nombreux progrès pour sauver ceux qui sont extrêmement prématurés. Plusieurs études, publiées cette semaine et menées aux Etats-Unis et en Suède, en témoignent.

Le seuil de viabilité "recule d’une semaine tous les 10 ans"

Jusqu’aux années 1980, on estimait que l’âge gestationnel minimum pour la viabilité était de 28 semaines. À ce stade, le bébé ne pèse que 1 000 grammes. Aujourd’hui, des bébés survivent à 24, 23 voire 22 semaines et pèsent environ 500 grammes uniquement ! "Je fais ce métier depuis 40 ans, et j’ai vu le seuil de viabilité reculer d’une semaine tous les 10 ans dans mon hôpital", constate Edward Bell, médecin en néonatalogie et professeur de pédiatrie à l’Université d’Iowa (Etats-Unis).

La Suède, championne du monde de la survie

En Suède, 77% des enfants nés entre 22 et 26 semaines ont survécu au moins un an, selon une étude menée entre 2014 et 2016 et publiée dans la revue Jama. Dix ans plus tôt, entre 2004 et 2007, ce taux de survie en Suède était "uniquement" de 70%. Avant d’obtenir le record mondial de survie des bébés extrêmement prématurés, la Suède a mis en place nouvelles procédures, comme la réanimation systématique des nouveau-nés. Aujourd’hui, environ 88% des accouchements prématurés se font dans des unités spécialisées.

3 avancées pour sauver des vies

Dans les hôpitaux du monde - particulièrement des pays développés - trois avancées majeures ont permis de faire progresser le taux de survie des bébés extrêmement prématurés. Premièrement, l’invention de "surfactants" artificiels, qui permettent de remplacer une substance que les grands prématurés ne produisent pas tout seuls. Cette dernière se produit dans les poumons et leur permet de respirer. Deuxièmement, les médecins injectent désormais des stéroïdes à la maman juste avant l’accouchement, ce qui permet de développer les poumons du bébé d’une semaine en un jour seulement. Enfin, les appareils respiratoires sont devenus plus performants au fil des années.

Des bébés de moins de 400 grammes

Ces progrès permettent d’améliorer la survie des bébés prématurés, même celle des bébés de moins de 400 grammes, qui sont très rares. Ainsi, une étude américaine publiée lundi dans la revue Jama démontre que 13% des bébés de moins de 400 grammes et nés à 22-26 semaines ont survécu. L’étude porte sur 21 hôpitaux et a été menée entre 2008 et 2016. L’un de ces bébés pesait même 330 grammes. À noter que dans le cas de ces nourrissons, les complications peuvent être nombreuses, comme un retard de développement à deux ans. Chaque année en France, environ 60 000 bébés naissent avant terme.

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