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Les Européens sont les plus gros consommateurs d'alcool au monde

Les Européens demeurent les plus gros consommateurs d'alcool dans le monde, malgré une importante baisse ces dernières années et même si la consommation moyenne par habitant augmente dans certains pays émergents. 

Les Européens sont les plus gros consommateurs d'alcool au monde ViewApart /istock

  • Publié 08.05.2019 à 13h30
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Même si elle est en baisse (-20% en 27 ans), la consommation d'alcool des Européens demeurent la plus importante dans le monde, selon une récente étude publiée dans la revue britannique The Lancet.

A l'inverse, elle augmenterait dans certains pays comme la Chine, qui affiche désormais des niveaux de consommation "supérieurs à certains pays européens" avec 7,4 litres par habitant et par an, notamment à cause "des transitions économiques et l'accroissement de la richesse", notent les chercheurs. De même, la consommation d'alcool a augmenté en Inde. 

Les hommes boivent plus que les femmes

Globalement, elle a doublé entre 1990 et 2017 en Asie du sud-est et atteint désormais 4,7 litres annuels par adulte. Même chose dans la région du Pacifique occidental, qui compte notamment la Chine, le Japon et l'Australie, où elle a augmenté de 54%. L'Afrique du Nord et le Moyen-Orient consomment eux, moins d'un litre par habitant et par an. Selon l'étude, chaque adulte dans le monde a consommé 6,5 litres d'alcool pur en 2017 (9,8 litres pour les hommes et 2,7 litres pour les femmes), contre 5,9 litres en 1990.

Une tendance que les chercheurs estiment à la hausse d'ici 2030 : selon eux, "la moitié des adultes boira de l'alcool" au moins une fois par an. Ils estiment que la consommation moyenne dans le monde passera donc à 7,6 litres annuels par habitant et que 23% des adultes boiront au moins six verres lors d'une occasion, au moins une fois par mois, alors qu'ils n'étaient que 18,5% à le faire en 1990.

Un enjeu de santé public dans le monde entier

Face à ces statistiques, ils invitent les différents pays à adopter des mesures drastiques comme "la hausse des taxes, une restriction de la disponibilité et l'interdiction du marketing et de la publicité pour l'alcool", pour inciter les populations à diminuer leur consommation, notamment parce que nous savons tous qu'il est un facteur de risque de nombreuses pathologies.

Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié en février dernier, 7% des décès annuels en France sont attribuables à l'alcool, faisant de lui la deuxième cause de décès évitables derrière le tabac. En 2015, le nombre de décès dus à l’alcool dans l'Hexagone s’élevait à 41 000 (16 000 par cancer, 9900 par maladies cardiovasculaires, 6800 par maladies digestives et 5400 par une cause externe comme un accident ou un suicide). 90% de ces décès étaient dus à des consommations supérieures à cinq unités d'alcool pur par jour, précisaient les auteurs, Christophe Bonaldi, biostatisticien à Santé publique France, et Catherine Hill, épidémiologiste à l'institut Gustave Roussy.

A l'échelle mondiale, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), trois millions de décès par an dans le monde sont attribuables à l'alcool (75% de ces décès sont des hommes).

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