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Facteurs psychologiques

Le syndrome du côlon irritable se soigne aussi dans la tête

Le syndrome du côlon irritable est un trouble du fonctionnement de l’intestin sans gravité mais responsable d’une gêne importante.

Le syndrome du côlon irritable se soigne aussi dans la tête KatarzynaBialasiewicz / istock.

  • Publié 21.05.2019 à 08h00
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Pour traiter le syndrome du côlon irritable, l’hypnose, les antidépresseurs ou les psychothérapies cognitivo-comportementales pourraient être aussi pertinents que les traitements axés sur le physique, selon une nouvelle étude.

Le syndrome du côlon irritable (SCI), ou colopathie fonctionnelle, est un trouble du fonctionnement de l’intestin (du côlon ou gros intestin), très fréquent, sans gravité mais responsable d’une gêne importante. Les troubles du fonctionnement de l'intestin comprennent des douleurs abdominales et des dysfonctionnements du transit. C'est une maladie fréquente qui touche environ 5% de la population française.

Le cerveau et l’intestin travaillent ensemble

"Nous avons effectué une analyse rétrospective des données de 3 cohortes de patients atteints du syndrome du côlon irritable", expliquent les chercheurs. "L'allodynie (1) a été observée chez 36% des patients, l'hyperalgésie (2) chez 22%, l'accélération du transit chez 18%, le ralentissement du transit chez 7%, l'anxiété chez 52% et la dépression chez 24%. Chacun de ces facteurs était associé à l’aggravation d'au moins un symptôme du syndrome du côlon irritable", poursuivent-ils. Ils concluent : "les facteurs psychologiques sont donc des cibles thérapeutiques pertinentes".

Actuellement, aucun traitement disponible ne guérit le syndrome du côlon irritable, mais ses symptômes peuvent être soulagés. "L’hypnose, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) et les antidépresseurs peuvent tous avoir un effet contre le syndrome du colon irritable. L’idée que le cerveau et l’intestin travaillent ensemble est de plus en plus acceptée", souligne le professeur Magnus Simren, directeur de l’étude.

Concentrer le traitement sur plusieurs anomalies en même temps

"Nous avons étudié plusieurs anomalies dans les nerfs qui relient les intestins et le cerveau, ce qu'on appelle l'axe intestin-cerveau", précise-t-il. L'association était linéaire : à mesure que le nombre d'anomalies augmentait, une aggravation progressive des symptômes a également été observée.

"Il est frappant de constater à quel point la gravité de la maladie augmente au fur et à mesure que le patient présente des anomalies. Cela signifie que nous devons probablement concentrer le traitement sur plusieurs d'entre elles en même temps pour obtenir un meilleur effet", conclut Magnus Simren.

1) L'allodynie est une douleur déclenchée par un stimulus qui est normalement indolore

2) L'hyperalgésie est une douleur anormalement amplifiée suscitée par un stimulus douloureux.

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