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Prévention alimentation

Non, manger un œuf par jour n’augmente pas le risque d’AVC

Près de 5 millions de personnes dans le monde meurent d'accidents vasculaires cérébraux chaque année. 

Non, manger un œuf par jour n’augmente pas le risque d’AVC PicturePartners / istock

  • Publié 21.05.2019 à 13h45
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Manger un œuf par jour n’augmente pas le risque d’AVC, selon une nouvelle étude. "L'objectif était d'étudier les associations entre les apports en œufs, riches en cholestérol, le risque d'AVC et la tension artérielle, chez des hommes d'âge moyen de l'est de la Finlande. On voulait aussi déterminer si le phénotype APOE4 pouvait modifier ces associations", indiquent les chercheurs en préambule.

Un œuf par jour

Le phénotype APOE4 a un impact significatif sur le métabolisme du cholestérol. Chez les porteurs, l'effet du cholestérol alimentaire sur les taux de cholestérol organique est plus important. En Finlande, la prévalence de l'APOE4, qui est une variante héréditaire, est exceptionnellement élevée : environ un tiers de la population en est porteuse.

Les habitudes alimentaires de 1 950 hommes âgés de 42 à 60 ans ont été évaluées. Aucun ne souffrait de maladies cardiovasculaires. Au cours des 21 ans de suivi, 217 hommes ont eu un AVC. Ceux qui mangeaient le plus d’œufs (un par jour maximum, soit 200 mg de cholestérol) ont été comparés à ceux qui mangeaient le moins d’œufs. Résultat : l'étude a révélé que la consommation d'œufs n'était pas associée au risque d'accident vasculaire cérébral, pas même chez les porteurs de l'APOE4. Les essais précédents sur le sujet ont donné des résultats contradictoires.

Attaque cérébrale

Un accident vasculaire cérébral (AVC), également appelé "attaque cérébrale", est une perte soudaine de la fonction d’une partie du cerveau, provoquée soit par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l'intérieur d’une artère cérébrale, soit par la rupture d’une artère avec saignement dans le crâne, ou le cerveau.

La gravité de l'AVC va dépendre de la localisation et de l'étendue des zones cérébrales touchées. En effet, chaque zone du cerveau est spécialisée (motricité ou sensibilité de la main, du bras de la jambe, parole, vision…). Un accident localisé va donc supprimer une fonction en partie, ou en totalité. Ce qui explique pourquoi une personne peut garder des séquelles physiques d'un AVC (paralysie d'une partie du corps ou du visage, diminution ou disparition de la vision, problèmes d'élocution...).

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), près de 5 millions de personnes dans le monde meurent d'AVC chaque année et 15 millions sont victimes d'AVC non fatals. En France, on estime qu'entre 120 000 et 130 000 personnes en sont chaque année victimes.

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