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Mystère médical

Cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : les détails de l’enquête dévoilés

Pour comprendre l'excès des cas de cancers pédiatriques, les étapes des investigations qui vont être menées à Sainte-Pazanne ont été dévoilées. 

Cancers pédiatriques en Loire-Atlantique : les détails de l’enquête dévoilés :spukkato / istock.

  • Publié 23.05.2019 à 09h44
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En Loire-Atlantique, une enquête a été ouverte à Sainte-Pazanne, pour comprendre l’excès de cas de cancers chez les enfants et adolescents dans cette zone restreinte de 6 500 habitants. Les étapes de cette investigation ont été détaillées.

"Nous allons investiguer les cas de cancers pédiatriques diagnostiqués sur une période de temps allant de 2015 à 2019 sur la commune de Sainte-Pazanne et les communes limitrophes", à savoir Port-Saint-Père, Saint-Mars-de-Coutais, Machecoul-Saint-Même, Villeneuve-en-Retz, Saint-Hilaire-de-Chaléons et Rouans, liste Lisa King, de Santé publique France.

Treize cas de cancers d’enfants et d’adolescents

L’enquête se fera en deux axes : d'abord une enquête sur le terrain auprès des familles signalées, puis une enquête épidémiologique. "C'est ce qu'on appelle des levées de doutes sur un certain nombre de sites sur lesquels nous avons eu des signalements", explique Nicolas Durand, directeur général adjoint de l'ARS Pays de la Loire.

Treize cas de cancers d’enfants et d’adolescents, dont trois mortels, ont été recensés par un collectif de parents, qui avait alerté les autorités. A l’origine de cette initiative, une mère de famille : Marie Thibaud. Son fils, Alban, est le premier des neuf enfants à déclarer un cancer. En décembre 2015, on lui découvre une leucémie à 4 ans. "Pendant ces trois dernières années, il y a eu un certain nombre d’enfants qui ont continué à déclarer des cancers, ici. Alban en premier, puis un autre enfant en mars 2016, puis un autre, puis encore un autre, un autre", raconte cette maman lors d’une conférence de presse.

Une multitude de facteurs

"Lors du premier signalement, une investigation a été réalisée et a conclu qu’un excès de cas était plausible, sans pouvoir mettre en avant un facteur environnemental", explique l’ARS à Ouest-France. Mais depuis lors, de nouveaux cas sont apparus.

Une multitude de facteurs peuvent expliquer ces cancers : les lignes à haute tension, les ondes des téléphones, les pesticides, le stress, une pollution des nappes phréatiques, le radon, ce gaz naturel présent dans la région... Santé Publique France devra remettre ses conclusions en septembre.

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