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Lumière pulsée

Nouvelle guerre entre dermatologues et esthéticiennes : les dangers de l'épilation définitive

La lumière pulsée fait l’objet d’un nouveau projet de décret, qui autoriserait les esthéticiennes à l’utiliser.

Nouvelle guerre entre dermatologues et esthéticiennes : les dangers de l'épilation définitive SeventyFour / istock.

  • Publié 11.06.2019 à 10h00
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Pour venir définitivement à bout des poils, l’épilation définitive a le vent en poupe. Deux techniques sont proposées : le laser ou la "lumière pulsée intense", avec une lampe flash. Hors cette dernière fait l’objet d’un nouveau projet de décret, qui autoriserait les esthéticiennes à l’utiliser, au grand dam des dermatologues.

Sources de retard diagnostic

"Pratiqués hors du cadre médical, ces traitements peuvent être dangereux et sources de retard diagnostic et donc d’une perte de chance pour le patient. En effet, il est possible de passer à côté d’un cancer de la peau, ou d’une hyperpilosité liée à une pathologie endocrinienne", explique au Figaro le Dr Luc Sulimovic, président du Syndicat national des dermatologues-vénéréologues.

"Dans le cas des appareils à visée d’épilation, les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des réactions inflammatoires immédiates, localisées, de faible intensité et de faible durée", précisait en 2017 l’Anses dans un rapport sur la question. Les troubles pigmentaires, plus tardifs, sont observés moins fréquemment. Des sensations de brûlures et des douleurs modérées pendant les séances, qualifiées par les experts d’effets indésirables légers, sont également rapportées. Des effets plus importants sont observés après des usages inadaptés des appareils : brûlures cutanées profondes et brûlures oculaires.

Dispositifs médicaux

L’Agence recommandait ainsi de soumettre les appareils à visée esthétique, y compris à usage domestique, aux mêmes exigences que celles applicables aux dispositifs médicaux afin de garantir des niveaux d’efficacité et d’innocuité satisfaisants.

De ce fait, le décret prévoit tout de même que les esthéticiennes utilisant cette technologie devront avoir une "attestation de compétence", valable cinq ans, qui leur sera donnée suite à une formation. Actuellement, la loi prévoit que "tout mode d’épilation, sauf les épilations à la pince ou à la cire" est un acte médical qui ne peut "être pratiqué que par des médecins".

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