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Cosmétique

Dentifrice, déodorant... : ces cosmétiques qui contiennent des substances toxiques

Selon l’UFC Que Choisir, près d’un produit cosmétique sur trois contient encore des perturbateurs endocriniens ou des substances nocives. 

Dentifrice, déodorant... : ces cosmétiques qui contiennent des substances toxiques JackF/istock

  • Publié 11.06.2019 à 19h00
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Dans le numéro du 11 juin 2019, l’UFC Que Choisir donne des conseils aux consommateurs pour faire le tri dans leurs produits cosmétiques. L’association a analysé 171 produits de la vie quotidienne (dentifrices, déodorants, crèmes hydratantes, shampooings, après-rasages, etc) parmi les 170 000 références de son application. Les résultats sont exposés selon le profil du consommateur (bébé, femme enceinte, enfant ou adulte) et le type d’utilisation. En voici quelques enseignements. 

Des substances indésirables encore autorisées par l'Union européenne

Malgré les alertes exprimées par les scientifiques, pas moins de 143 substances préoccupantes restent encore autorisées par l'Union européenne. Selon l'UFC Que Choisir, on retrouve encore dans certains produits "des perturbateurs endocriniens comme le propylparaben dans le lait hydratant Mixa intensif peaux sèches antidessèchement et le shampooing + soins Neutrogena T/Gel 2-en-1 pour cheveux secs et fragilisés."

Mais également d’autres "substances toxiques comme le butylphenylmethylpropional dans la crème de soin hydratante jour Nivea soft et l’anti-rides Revitalift soin hydratant extra fermeté de L’Oréal ou encore des substances allergisantes telle que la MIT dans le shampooing antipelliculaire 2-en-1 antidémangeaisons à l’eucalyptus de Head & Shoulders."

Le dioxyde de titane, toujours au centre des débats

L’UFC-Que Choisir annonce dans son communiqué exhorter encore les autorités européennes à interdire les substances les plus à risque, notamment le dioxyde de titane, "présent dans plus 7000 références" selon l'association. Récemment, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a confirmé, sur la base de nouvelles études, la nécessité de bannir le dioxyde de titane dans les produits alimentaires. Cette disposition a été votée par les parlementaires français.

"Mais alors que les autorités européennes examinent actuellement la conformité de cette mesure au droit européen, il n’est pas exclu que celles-ci obligent la France à ré-autoriser ce colorant nocif," ajoute cependant l'UFC Que Choisir. Selon l’association, loin de se limiter aux seuls produits alimentaires, le dioxyde de titane est présent dans des produits cosmétiques susceptibles d’être ingérés tels que des dentifrices, bains de bouche et rouges à lèvres.

Tout n'est pas toxique 

Le guide pratique de l’association n’est cependant pas tout noir. L’UFC Que Choisir met aussi en avant des produits de fabricants qui ont su se défaire des substances nocives. C’est notamment le cas du shampooing pour enfant Labell 2-en-1 chez Intermarché, qui est inoffensif et bon marché. Pour les hommes, le guide conseille la mousse Pro-tech system haute précision de Mennen plutôt que le gel à raser Fusion 5 peau ultra sensible de Gillette qui contient du propylparaben. 

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