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Pas d'influence

Maladies cardiovasculaires : la vitamine D ne joue aucun rôle

Contrairement à ce que l'on pensait, la vitamine D ne diminue pas l'incidence des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ou d'autres problèmes cardiovasculaires majeurs.

Maladies cardiovasculaires : la vitamine D ne joue aucun rôle Helin Loik-Tomson / istock

  • Publié 20.06.2019 à 17h00
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Bien que des recherches antérieures aient établi un lien entre de faibles taux de vitamine D dans le sang et un risque accru de maladie cardiovasculaire, une nouvelle étude a révélé que la prise de suppléments en vitamine D n'inversait pas cette tendance. D'autres facteurs, comme l'activité physique en plein air et l'état nutritionnel, pourraient expliquer les résultats précédents.

"Même pas un petit avantage"

Cette étude à grande échelle, publiée dans le Journal of the American Medical Association Cardiology, a révélé que les suppléments de vitamine D ne diminuent pas l'incidence des crises cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux ou d'autres problèmes cardiovasculaires majeurs. "Nous pensions que cela serait bénéfique", explique Mahmoud Barbarawi, du MSU College of Human Medicine. "Mais il n’y a même pas eu un petit avantage. C'était surprenant". Les résultats ont été les mêmes pour les deux sexes, et pour tous les âges.

Mahmoud Barbarawi a examiné les données de 21 essais cliniques, donc de plus de 83 000 patients. La moitié des participants a reçu des suppléments de vitamine D et l'autre moitié des placebos. Pour lui, les médecins et les patients devraient réfléchir à deux fois avant de prendre la vitamine D. "Nous ne recommandons pas de prendre de la vitamine D pour réduire le risque" cardiovasculaire, affirme-t-il.

La vitamine du soleil

La vitamine D est produite par la peau lorsqu'elle est exposée au soleil. Ainsi, ceux qui vivent le plus loin de l'équateur ont tendance à avoir des niveaux de vitamine D inférieurs dans leur sang. Les maladies cardiovasculaires ou cardio-neurovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde, et la deuxième en France (première pour les femmes) juste après les cancers. Malgré quatre décennies de baisse de mortalité et morbidité grâce à la prévention et aux progrès thérapeutiques, les maladies cardio-neurovasculaires restent à l’origine d’environ 140 000 morts par an.

Il existe de fortes disparités sociales et territoriales de mortalité cardio-neurovasculaire. De plus, à âge égal, le taux de mortalité des hommes est plus élevé que celui des femmes (300 versus 190 pour 100 000 personnes en 2010). Les maladies cardiovasculaires (MCV) regroupent un certain nombre de troubles affectant le cœur et les vaisseaux sanguins comme l’hypertension artérielle ou les AVC.

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