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Médicaments et risques

Androcur : des patientes atteintes de tumeurs graves longtemps après l’arrêt du traitement

Quatre femmes ont développé des tumeurs intracrâniennes lors de leur grossesse alors qu'elles avaient arrêté de prendre le médicament depuis plusieurs années. 

Androcur : des patientes atteintes de tumeurs graves longtemps après l’arrêt du traitement Asawin_Klabma/ISTOCK

  • Publié 25.06.2019 à 13h53
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Une nouvelle étude confirme les inquiétudes autour du médicament Androcur. Menée par le centre régional de pharmacovigilance de Fernand-Widal à Paris, elle révèle que 4 femmes ont été atteintes de tumeurs intracrâniennes graves pendant leur grossesse, plusieurs années après avoir arrêté de prendre le médicament. 

Des médicaments souvent prescrits hors autorisation de mise sur le marché

"La survenue et la sévérité de ces quatre cas pose la question de la conduite à tenir chez les femmes envisageant une grossesse suite à un traitement par Androcur ou un de ses génériques", indique l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM). L'organisme a relayé cette étude sur le médicament Androcur. Elle s’intéresse à près de 300 cas de méningiome déclarés entre 2014 et 2018. L’objectif de cette recherche était de mieux comprendre le risque de tumeur intracrânienne associé à Androcur. Dans 56% des cas, le médicament était prescrit hors autorisation de mise sur le marché, soit en guise de contraceptif, soit pour soigner l’acné. Les patients ont pris le traitement pendant 14,7 ans en moyenne. 

Un risque de méningiome multiplié par 20

Depuis les années 1980, Androcur est prescrit contre l’hirsutisme, un développement anormal de la pilosité, l’acné sévère, l’endométriose ou encore comme contraceptif. Il peut parfois être aussi utilisé pour soigner les hommes atteints d’un cancer avancé de la prostate. Durant l’été 2018, l’Assurance maladie a publié une étude alarmante sur le médicament : il pourrait multiplier par 20 le risque de tumeur intracrânienne lorsqu’il est pris pendant 5 ans. Ce risque serait encore plus élevé pour les femmes traitées pendant longtemps avec de fortes doses. 

À partir du 1er juillet, l’information des patients deviendra obligatoire : tout ceux débutant un traitement devront être informés du risque de tumeur associé. Une attestation annuelle d’information devra être signée et chaque année, l’intérêt de la prescription sera réévalué. Ces patients devront également faire des IRM, avant et pendant leur traitement. 

Depuis les mises en garde de l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM) en octobre 2018, les ventes du médicament ont diminué de 50%. 

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