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Nouveaux examens médicaux

Cancer de la prostate : un test urinaire pour détecter la maladie

Un groupe de recherche français travaille sur un test de dépistage du cancer de la prostate moins douloureux et plus rapide que les biopsies. Ils viennent d’obtenir un financement du Conseil européen de la recherche. 

Cancer de la prostate : un test urinaire pour détecter la maladie BENCHAMAT1234/ISTOCK

  • Publié 31.07.2019 à 08h30
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Le cancer de la prostate est le plus fréquent chez l’homme. L’examen sanguin et la palpation de la prostate sont les premières étapes pour le dépister, mais le diagnostic ne peut être établi qu’après une biopsie. Une équipe de chercheurs de l’Institut Curie et du CNRS, dirigée par Antonin Morillon, travaille à l’élaboration d’un test urinaire pour déterminer la présence d’un cancer. Le Conseil européen de la recherche vient de leur attribuer une bourse. 

Des biopsies souvent inutiles 

Les chercheurs ont identifié les biomarqueurs du cancer de la prostate grâce aux nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle ou la bio-informatique. Leurs analyses leur ont permis de détecter des séquences non-cataloguées du génome qui sont plus présentes dans les cas de cancer de la prostate. Le test, appelé PROSTATOR, est fait pour être réalisé chez un urologue, qui transmet l’échantillon urinaire à un laboratoire pour analyse.

S’il est positif, le patient devra subir une biopsie pour confirmer le diagnostic. Cette nouvelle méthode devrait permettre d’éviter des examens inutiles : sur l’ensemble des biopsies, seules 45% confirment la présence d’un cancer de la prostate. Le nouvel outil de dépistage devrait permettre aussi d’éviter des complications, car environ 10% des hommes qui subissent une biopsie souffrent d’une infection de la prostate à cause de l’examen. Selon l’équipe de recherche, PROSTATOR aurait également un avantage économique en évitant des examens non nécessaires. 

De nouveaux essais à venir 

Le test doit encore être amélioré avant d’être testé sur un échantillon de 1 000 hommes. Si tous les essais sont validés, il pourra être mis sur le marché d’ici une dizaine d’années. 

En France, il y a eu 54 000 nouveaux cas de cancer de la prostate en 2011. La maladie est rare avant 50 ans mais le risque augmente avec l’âge. 

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