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Cardiologie

L’hiver et la pollution sont mauvais pour le cœur

A partir du nombre d'angioplasties, interventions permettant de déboucher les artères coronaires, des chercheurs confirment le lien entre pollution et maladies cardiaques, particulièrement en hiver. 

L’hiver et la pollution sont mauvais pour le cœur BalkansCat/istock

  • Publié 23.08.2019 à 12h30
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Neuf personnes sur dix respirent un air pollué sur la planète. Subir la pollution au quotidien est néfaste pour la santé, notamment cardiaque. L’European Society of Cadiology publie une étude sur le lien entre pollution, saison et angioplasties. Les chercheurs constatent que ces interventions sont plus nombreuses dans les villes polluées et en hiver. 

Ville polluée VS ville non-polluée 

L’angioplastie est un acte chirurgical qui permet de déboucher une ou plusieurs artères coronaires. Dans cette nouvelle étude, les chercheurs l’ont utilisé comme repère pour évaluer la santé cardiaque. Plus de 10 000 patients vivant dans des zones polluées et plus de 5 000 habitants de villes où l’air est pur ont participé à l’étude : tous ont subi une angioplastie après une attaque cardiaque ou une angine de poitrine. Les niveaux de pollution aux particules fines ont été mesurés via le calcul des taux de PM10 : des particules dont la taille est inférieure à 10 µm. Dans les villes polluées, il était en moyenne de 50.95 μg/m3 contre 26.62 μg/m3  dans les villes dites non-polluées. À chaque augmentation de ce niveau, le nombre d’angioplasties augmente quelque soit le type de ville.

Les chercheurs ont constaté que les personnes vivant dans des agglomérations où la pollution est faible d’ordinaire, sont plus sensibles aux variations de la qualité de l’air : chaque hausse de 1 μg/m3 du niveau de PM10 ajoute 0,22 angioplasties par semaine. En comparaison, ce nombre augmente de 0,18 dans les villes polluées. 

Une pollution hivernale plus importante

La période de l’année a aussi des conséquences sur la santé cardiaque. Quelque soit le type de ville, le nombre d’angioplasties est plus élevé en hiver. "L’augmentation de l’incidence des angioplasties en hiver est due à la hausse de la pollution de l’air pendant cette période, explique le Dr Januszek, auteur de la recherche. C’est lié à plusieurs facteurs dont le chauffage artificiel et au brouillard qu'il créé."

Cette étude sera présentée dans sa totalité lors du congrès de l’European Society of Cardiology, qui a lieu du 31 août au 4 septembre à Paris. Plus de 30 000 professionnels de santé seront réunis. 

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