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Amphora

Sexualité : bientôt un gel contraceptif non hormonal pour les femmes ?

La société américaine Evofem a annoncé avoir mis au point un gel contraceptif sans hormones pour les femmes, du nom d'Amphora. Testé avec succès, il pourrait arriver sur le marché américain en 2020 avant d'être commercialisé en Europe. 

Sexualité : bientôt un gel contraceptif non hormonal pour les femmes ? nensuri /iStock

  • Publié 29.08.2019 à 13h30
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Voilà qui devrait réjouir des millions de personnes. Alors que de plus en plus de femmes se plaignent des effets secondaires de leur contraception hormonale (baisse de libido, perte de poids, impact négatif sur le moral…) et s’inquiètent suite aux scandales de la pilule de 3eet 4egénération, la société américaine Evofem a annoncé avoir mis au point un gel contraceptif sans hormones pour les femmes du nom d’Amphora. Testée avec succès lors d’essai clinique, cette méthode pourrait arriver sur le marché américain au cours de l’année 2020.

Les chercheurs ont testé le gel, à appliquer à l’intérieur du vagin et sur le col de l’utérus, jusqu’à une heure avant le rapport sexuel, sur 1 400 femmes âgées de 18 à 35 ans Et ce, sur 7 cycles menstruels. Au terme de l’étude, Amphora affichait un taux d’efficacité de 86% selon Evofem. Aucun effet secondaire grave n’aurait par ailleurs été constaté.

"Une méthode non hormonale comme Amphora n’a pas d’influence sur le cycle menstruel et évite les effets secondaires systémiques comme les changements d’humeur, la dépression, le gain de poids, la baisse de la libido et la sécheresse vaginale", se félicite le laboratoire.  

Ce gel pourrait également protéger de quelques IST au passage

Dans le détail, le gel est composé d’acide lactique, d’acide citrique et de bitartrate de potassium. Il permettrait de maintenir le PH du vagin entre 3.5 et 4.5, le rendant hostile aux spermatozoïdes et les empêchant de rejoindre l'ovule. Il pourrait également aider à lutter contre plusieurs agents pathogènes viraux et bactériens, à l'origine de certaines Infections Sexuellement Transmissibles (IST). Des études en cours devraient permettre de tester son efficacité sur la chlamydia, la gonorrhée mais aussi les vaginoses bactérienne. Pour le reste, l’utilisation du préservatif reste indispensable.

Fort de ces résultats, Evofem aimerait pouvoir lancer Amphora sur le marché américain au cours de l’année 2020. Pour ce faire, l’entreprise a levé 80 millions de dollars au début de l’été. Avec sa "nouvelle méthode très efficace (…) qui répond enfin aux désirs des femmes d’éviter les hormones", le groupe espère "bouleverser le marché de la contraception".  Après sa commercialisation aux Etats-Unis, le produit devrait ensuite arriver en Europe et dans le reste du monde. Ce procédé sera confié à des "partenaires hautement qualifiés", affirme la directrice Saundra Pelletier à The San Diego Union-Tribune

En quête de nouvelles alternatives à la pilule féminine classique 

Si cela arrive, Amphora rejoindra le cercle très fermé des contraceptifs sans hormones aujourd’hui disponibles comme le préservatif (efficace à 85% selon le site choisirisacontraception.fr) et le dispositif intra-utérinen cuivre. Ce dernier, dont la pause est assurée par un spécialiste (généraliste, gynécologue ou sage-femme), est toutefois déconseillé à de nombreuses femmes.

En effet, celles ayant une malformation de l’utérus ou un fibrome, une IST datant de moins trois mois, un cancer du col de l’utérus, ou encore celles qui souffrent de saignements vaginaux inexpliqués ou qui viennent d’accoucher, devraient l’éviter. Il est également peu recommandé pour les patientes souffrant d’endométriose ou du syndrome des ovaires polykystiques en raisons des fortes douleurs qu’il pourrait provoquer pendant les règles.  

Face au désaveu grandissant des femmes envers la pilule traditionnelle, les chercheurs tentent de mettre au point d’autres alternatives. Récemment, des scientifiques ont fait parler d’eux en fabriquant une pilule contraceptive pour les hommes. Provisoirement intitulée "11-beta-MNTDC", elle a passé avec succès les premiers essais cliniques de phase 1 sur 40 volontaires. "Nos résultats suggèrent que cette pilule, qui combine deux activités hormonales en une, diminuera la production de sperme tout en préservant la libido", expliquent les chercheurs. S’ils doivent encore poursuivre leurs travaux et mener des tests sur des couples sexuellement actifs, cette étude se veut donc encourageante. D’après eux, une "contraception masculine hormonale réversible et sans danger devrait être disponible d’ici dix ans".

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