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Intelligence artificielle : quand le corps médical a des doutes

Si l'Intelligence artificielle est très prometteuse dans le domaine de la santé, certains médecins voient d'un mauvais œil l'émergence de ces nouvelles technologies. 

Intelligence artificielle : quand le corps médical a des doutes AndreyPopov/iStock

  • Publié 17.10.2019 à 10h30
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Opérations assistées, suivi des patients à distance, prothèses intelligentes, traitements personnalisés grâce au recoupement d’un nombre croissant de données…Les promesses de l’Intelligence artificielle (IA) dans le domaine de la santé sont considérables. Toutefois, à l’heure actuelle, outre les barrières culturelles et législatives concernant l’utilisation des données des patients, se pose le problème de l’appréhension du corps médical. En effet, si certains médecins sont enthousiastes à l’idée d’être aidés par ces nouvelles technologies, d’autres sont plus sceptiques, voire critiques.  

"Que faire si certaines machines entrent en compétition avec des tâches effectuées par les professionnels de santé ? Comment redistribuer les compétences médicales ? L’IA conduira-t-elle à une forme d’ubérisation de la médecine ?", s’inquiètent parfois les médecins qui s’interrogent également sur les enjeux de responsabilité, en cas de mauvais diagnostic par exemple.

La crainte d’un remplacement de l’homme par la machine, quoique légitime, traduit une mauvaise compréhension de ces nouvelles technologies, assurent les spécialistes. En effet, l’IA accélérera des suggestions thérapeutiques fondées sur l’analyse des données mais laissera libre cours à toutes les autres interactions. Rappelons qu’il ne s’agit que d’algorithmes fondés sur les interférences entre données.

La relation humaine au cœur de l’accompagnement en santé  

L’homme restera toujours essentiel au suivi du patient, que ce soit par manque de données à analyser par la machine ou parce que les problématiques en jeu restent d’une complexité qui ne seront jamais appréhendables par une machine, telles que les relations interpersonnelles entre patients, aidant et médecins, les affects et les choix.  

Quant au problème de la responsabilité en cas de mauvais diagnostic fait par un robot, toutes les réponses sont encore loin d’être là. Ces questions nécessitent une réflexion et un cadre éthico-juridique approprié, adapté à l’innovation au sein d’une compétition mondiale.

Enfin, concernant les enjeux d’accès aux données, dans son rapport de janvier 2018, l’Ordre des médecins rappelle qu’il est "impératif que les progrès attendus des technologies d’intelligence économiques artificielle, Big Data et robotique profitent à tous et n’accentuent pas des fractures sociales ou socio-culturelles. Notre société, par son organisation démocratique et républicaine, doit particulièrement veiller à ce que les progrès qui pourraient être issus de ces technologies, dans le dépistage, la connaissance fine des maladies et des risques de leur survenue, n’altèrent pas notre modèle solidaire de protection sociale, mais contribuent à réduire les inégalités et les risques d’exclusion".

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