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Metformine

Sclérose en plaques : un médicament contre le diabète pour ralentir la maladie ?

La Metformine, habituellement utilisée pour traiter des patients atteints de diabète de type 2, serait extrêmement efficace pour soigner des lésions nerveuses dues à la sclérose en plaques chez les souris. Les essais devraient bientôt avoir lieu sur des humains. 

Sclérose en plaques : un médicament contre le diabète pour ralentir la maladie ? Designer491/iStock

  • Publié 25.11.2019 à 20h00
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Dans le monde, 2,3 millions de personnes sont atteintes de sclérose en plaque. En France, cette maladie auto-immune qui touche le système nerveux central et survient sous forme de poussée, touche 100 000 individus. Cette affliction survient quand la myéline, qui protège les fibres nerveuses, est atteinte. Les nerfs en perdent alors leur capacité à réagir face aux informations envoyées par le cerveau. Cette maladie évolutive peut durer toute une vie et se manifester différemment selon la région du système nerveux central qu’elle touche. Elle peut entraîner des problèmes de vision, d’équilibre, de fatigue, de raideur, de spasmes et de mémoire.

Malheureusement, à l’heure actuelle, aucun traitement n’existe pour en guérir. Des chercheurs viennent toutefois de découvrir comment ralentir la progression de la maladie neurodégénérative de façon “spectaculaire”. D’après leur étude parue dans la revue Cell Stem Cell, la Metformine, habituellement utilisée pour traiter des patients atteints de diabète de type 2, serait extrêmement efficace pour soigner des lésions nerveuses dues à la sclérose en plaques chez les souris.

Pour en arriver à cette conclusion, des chercheurs de l’université de Cambridge ont travaillé sur des souris. Pendant trois mois, ils ont placé des rongeurs sous Metformine, traitement consommé par des millions de diabétiques afin de réguler leur taux de sucre dans le sang. Puis, ils ont extrait la myéline, qui protège les cellules nerveuses, de certains nerfs du cerveau des animaux. Résultat : dès trois semaines de traitement, la myéline, attaquée par le système immunitaire dans les cas de sclérose en plaque, était parfaitement rétablie.

Des chercheurs très optimistes 

Ils ont ensuite privé certaines souris de nourriture un jour sur deux pendant six mois et ont alors observé le même effet positif. En effet, il avait déjà été démontré dans le passé que la réduction de l’apport calorique augmentait les capacités de régénération du corps. Ainsi, comme la Metformine, le jeûne pourrait rajeunir les cellules souches du cerveau et les aider à se développer en cellules productrices de myéline, avancent les chercheurs.  

Les chercheurs voudraient donc utiliser la Metformine pour rajeunir les cellules souches, afin de les transformer en cellules productrice de myéline pour lutter contre la sclérose en plaques. Les premiers tests sur des malades humains devraient avoir lieu d’ici un an et les chercheurs sont très optimistes.  “C’est toujours un saut dans l'inconnu quand on passe d’expériences en laboratoire à des êtres humains. Mais les données sont solides et convaincantes. Je suis très optimiste”, explique le professeur Robin Franklin, auteur de l’étude, à The Guardian.

D’après les scientifiques, la Metformine, facilement accessible et bon marché, serait particulièrement avantageuse pour les patients sur le point de passer de la forme chronique de la sclérose en plaque à une forme progressive, communément appelée secondaire. Cette dernière signifie une aggravation constante de l’invalidité du malade.

Eviter l’invalidité des patients atteints d’autres maladies neurologiques

Outre la sclérose en plaques, la Metformine pourrait permettre d’éviter l’invalidité des patients atteints de maladies neurologiques, avancent les chercheurs.  

Les troubles neurologiques sont des maladies du système nerveux central ou périphérique. “En d’autres termes, ils touchent le cerveau, la moelle épinière, les nerfs crâniens, les nerfs périphériques, les racines nerveuses, le système nerveux végétatif, la jonction neuro-musculaire et les muscles”, explique l’OMS. Ces maladies comprennent l’épilepsie, la maladie d’Alzheimer et d’autres démences, les maladies cérébro-vasculaires, y compris l’accident vasculaire cérébral, la migraine et autres céphalées, la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, les infections du système nerveux, les tumeurs du cerveau, les troubles traumatiques du système nerveux tels que les traumatismes crâniens, et les troubles neurologiques liés à la malnutrition.

De nombreuses infections bactériennes, virales (avec notamment le virus de l’immunodéficience humaine ou VIH, les entérovirus, le virus du Nil occidental, le virus Zika), fongiques et parasitaires (notamment le paludisme, la maladie de Chagas), peuvent également affecter le système nerveux. Les symptômes neurologiques peuvent être induits soit par l’infection elle-même soit par la réponse immunitaire.

 

 

 

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