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Médicaments

Accès aux traitements innovants : l'industrie pharmaceutique s'engage

Pour permettre l'accès de tous aux médicaments innovants, le syndicat de l'industrie pharmaceutique souhaite relancer le dialogue avec tous les acteurs du système de santé.

Accès aux traitements innovants : l'industrie pharmaceutique s'engage Gumpanat/iStock

  • Publié le 30.01.2020 à 09h00
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C’est par une promesse très orientée vers les patients que Frédéric Collet, le président du LEEM, le syndicat de l’industrie pharmaceutique, a présenté le 28 janvier ses projets pour l’année 2020 visant à “transformer la politique du médicament en France pour assurer à chacun l’accès aux traitements d’aujourd’hui et demain.”

En affirmant que “la décennie s’ouvre sur de formidables promesses thérapeutiques pour les Français”, Frédéric Collet a rappelé les grandes avancées qui doivent marquer, selon lui, les années à venir : des perspectives de guérison dans des pathologies importantes comme le myélome multiple, la drépanocytose, la maladie de Duchenne ou l’hémophilie, l’espoir dans le cancer de guérir à l’horizon 2030 pour trois patients sur quatre et neuf enfants sur dix, la capacité à stopper la progression de la sclérose en plaques, le fait de disposer de biomarqueurs sanguins fiables et la montée en puissance de l’immunothérapie.

“La France peut-elle gagner le pari de l'innovation ? La réponse est oui !”

Le patron du LEEM n’a pas caché que ces innovations allaient obliger à traiter plusieurs sujets cruciaux en “redessinant le parcours de soins et en posant la question de l’accès des patients aux nouveaux traitements”. Des interrogations qui n’entament pas son optimisme : “La France peut-elle gagner le pari de l’innovation, a-t-elle les moyens de ses ambitions ? La réponse est oui !”, a lancé Frédéric Collet.

Il est vrai que l’industrie pharmaceutique en France engendre 54 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont 50% à l’exportation s’appuie sur des bases encore solides. Notre pays participe à 19% des essais cliniques menés dans le monde en oncologie, les liens sont établis et fonctionnent entre les sociétés de biotechnologie innovantes et les grandes entreprises du médicament et, comme l’a souligné Frédéric Collet, les partenariats public-privé, notamment grâce au système du CIR (crédit impôt recherche), “permettent de développer à l’échelle mondiale des découvertes issues de la recherche publique et de faire bénéficier la recherche des financements de l’industrie ou d’avoir accès aux grands programmes de recherche clinique.”

“Des conditions de mise sur le marché rapides et lisibles”

“Dans les années à venir, l’innovation dans le médicament va être un formidable révélateur des faiblesses de notre système de santé”, a toutefois alerté Frédéric Collet en désignant “une lenteur d’adaptation et une incapacité à restituer les gains d’efficience”. Des maux contre lequel le patron du LEEM souhaite agir “avec tous les acteurs du système”.

Une stratégie qui passe, dit-il, par “la reconstruction du dialogue avec les pouvoir publics” et une relance des travaux du CSIS (Comité stratégique des industries de santé) de juillet 2018.

Au cours de ce dernier, le premier Ministre s’était notamment engagé sur la fin de l’indication unique pour les médicaments inscrits au registre de l’ATU (Autorisation temporaire d’utilisation) qui permet leur prescription et leur prise en charge avant que l’AMM (autorisation de mise sur le marché) soit délivrée. Il avait également promis une réduction à 180 jours fixés par l’Union Européenne du délai de mise sur le marché des nouveaux médicaments, alors que ce délai est aujourd’hui de 503 jours depuis l’obtention de l’AMM européenne, jusqu’à la publication du prix au Journal officiel, définissant le taux de prise en charge.

“On n’a pas encore réglé la question de l’évaluation”, déplore Frédéric Collet, qui souhaite que l’accord-cadre entre le LEEM et le CEPS (Comité economique des produits de santé) “intègre les conséquences pratiques de l’arrivée de nouvelle solutions thérapeutiques qui appelleront des mécanismes de financement innovants”, l’objectif étant de “garantir aux médicaments apportant un progrès thérapeutique des conditions de mise sur le marché rapides et lisibles.”

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