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QUESTION D'ACTU

Manque de volontaire

Les médecins généralistes rechignent à faire des gardes

Moins de quatre généralistes sur 10 ont fait une garde en 2019. 

Les médecins généralistes rechignent à faire des gardes NanoStockk/iStock

  • Publié le 14.02.2020 à 10h30
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De moins en moins de volontaires pour les gardes. D’après un rapport du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), le taux de participation des médecins généralistes aux soirées, nuits et weekends de garde diminue. Au niveau national, le taux de volontariat a baissé de 0,5 point entre 2018 et 2019.

De multiples explications  

Vingt-quatre-mille médecins généralistes, sur les 63 000 susceptibles de participer, ont été inscrits à au moins une garde en 2019, soit un peu moins de 4 sur 10, et 89% d’entre eux sont des médecins libéraux installés. Les deux raisons invoquées sont la “démographie médicale”, soit le nombre de médecins en France, et le “désengagement des médecins libéraux”. La réduction du nombre de médecins volontaires élargit le secteur couvert par les dispositifs de garde, ce qui peut être un frein pour certains professionnels de santé. 

Des variations selon les territoires 

Selon les régions, l’efficacité du dispositif varie : il y a moins de 10 médecins volontaires dans 35 % des territoires et moins de 5 dans 17 % des secteurs. Il existe de grandes variations entre zones rurales et urbaines. À Paris, 5 % des médecins généralistes participent aux gardes, notamment du fait de la présence de l’association SOS médecins, qui assure ce service. Dans l’Eure et en Charente, malgré la participation de 70 % des médecins, il y a eu régulièrement des réquisitions préfectorales. Pour la CNOM, cela pourrait être lié à des soucis d'organisation dans ces territoires.   

Quelles solutions ? 

Les conseils départementaux de l’ordre des médecins suggèrent la mise en place de mesure d’incitation financière (défiscalisation et augmentation des forfaits d’astreinte), l’augmentation de la participation des médecins étudiants ou salariés et le renforcement de la sécurité. Le rapport évoque deux autres solutions : la remise en cause du volontariat et la suppression des gardes sur certaines créneaux horaires.  

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