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QUESTION D'ACTU

Violence domestique

Violence conjugale : les femmes victimes ont un risque de mortalité 44% plus élevé

Les séquelles laissées par le traumatisme de la violence conjugale sont dévastatrices pour les femmes qui en sont victimes puisque celles-ci ont 44% de risques supplémentaires de décès.

Violence conjugale : les femmes victimes ont un risque de mortalité 44% plus élevé lolostock/iStock

  • Publié le 19.02.2020 à 15h00
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Une femme sur trois est victime de violence domestique dans le monde, selon l’OMS. En France, une femme est tuée par son conjoint ou ex-conjoint tous les deux jours selon un recensement rigoureux mené par un groupe de bénévoles. Une étude britannique révèle que celles qui sont victimes de violence conjugale ont un risque de mortalité qui augmente de 44%. Ces résultats ont été publiés dans le Journal of the American Heart Association.

Une vie dégradée après les violences

Les femmes victimes de violence conjugale sont plus enclins à développer des maladies, augmentant le risque de décès. Selon l’étude, elles ont 31% de risque supplémentaire de développer des maladies cardiovasculaires et 51% d’avoir un diabète de type 2. Pour parvenir à ces résultats, les chercheurs ont comparé les dossiers médicaux, entre 1995 et 2017, de 18 547 femmes victimes de violences conjugales, à ceux de 72 231 femmes qui n'en ont pas subies.

Le lien entre le développement de ces maladies et les violences subies n’est pas clairement établi par les chercheurs. Ces derniers avancent toutefois des pistes, notamment le stress aigu et chronique causé par le traumatisme des violences passées. L’hygiène de vie dégradée après ces violences est également mis en avant, où la mauvaise alimentation, l’alcool et le tabac seraient plus fréquents chez ces femmes. En outre, la psychologie des victimes est chamboulée et se caractérise par une perte d’estime de soi, l’usage de psychoactifs et des troubles du sommeil. Déterminer les autres facteurs qui conduisent à l’augmentation de la mortalité chez les femmes victimes de violence par leur conjoint constitue la prochaine étape pour les chercheurs.

Une nouvelle loi pour lutter contre les violences conjugales

Fin janvier, la loi pour lutter contre les violences conjugales a été adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Celle-ci prévoit notamment la reconnaissance de la notion d’emprise dans le Code civil, la déchéance des droits parentaux pour les parents ayant assassiné leur conjoint ou conjointe ou encore l’ouverture vingt-quatre heures sur vingt-quatre du 3919, numéro d’écoute pour les victimes. Elle prévoit également la levée du secret médical quand “la victime majeure est en danger immédiat et qu'elle se trouve sous l'emprise de l'auteur.” 

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