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Épidémie

Coronavirus : qui est testé, pourquoi et comment ?

Alors que les Français entament leur quatrième journée de confinement, un nouveau test de dépistage du coronavirus fait son entrée sur le territoire. Pourquoi docteur fait le point sur les programmes mis en place dans l'Hexagone.

Coronavirus : qui est testé, pourquoi et comment ? Vertigo3d/iStock

  • Publié le 19.03.2020 à 16h30
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L'ESSENTIEL
  • En France, tous les patients présentant des symptômes de Covid-19 ne sont pas testés
  • Le personnels de santé et les patients montrant "des signes de gravité" sont testés
  • Les tests se font à l'hôpital ou dans un laboratoire d'analyses

Dans une conférence de presse qui s'est tenue à Genève (Suisse), le 16 mars dernier, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé les gouvernements à renforcer leurs programmes de dépistage. “Nous avons un message simple pour tous les pays : testez, testez, testez”, a martelé le chef de l'institution, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en recommandant “un test pour chaque cas suspect”. “Vous ne pouvez pas combattre un incendie les yeux bandés”, a-t-il ajouté.

La campagne massive de dépistage engendrée en Corée du Sud, le plus grand foyer de l'épidémie après la Chine, porte effectivement ses fruits. Au 15 mars dernier, le pays dénombrait l'utilisation de plus de 250 000 tests et commençait à voir sa courbe épidémique s'inverser. 

Seuls certains Français peuvent faire l'objet d'un test 

En France, les habitants présentant des symptômes du coronavirus ne sont pas toujours testés. Depuis le 7 mars, il est même impossible de connaître le nombre de personnes dépistées, comme le rapportait CheckNews le 10 mars. En revanche, le gouvernement indique sur sa page dédiée au Covid-19 que certains patients doivent systématiquement faire l'objet d'un test.

Il s'agit des individus montrant des “signes de gravité et des symptômes évocateurs" de la maladie, ainsi que des professionnels de santé, des personnes hospitalisées et des individus fragiles ou à risques présentant des “symptômes évocateurs" du virus. Sont également concernés par l'obligation d'un test les donneurs d’organe, de tissus ou de cellules souches hématopoïétiques, ainsi que les trois premiers individus “présentant des symptômes évocateurs du Covid-19 dans les structures collectives hébergeant des personnes fragiles.” 

Des tests réalisés en laboratoire sur prescription médicale

Pour les patients hospitalisés ou montrant des signes de gravité, les tests sont effectués à l'hôpital. Les autres individus répondant aux critères énoncés ci-dessus peuvent être testés dans les laboratoires en ville sur prescription médicale. Attention cependant : il faut appeler au préalable la structure pour s'assurer que le test y est disponible et connaître les modalités du prélèvement, qui sera ensuite réalisé à domicile. 

Un nouveau procédé pour décupler la productivité des tests actuels

Mis au point par l'Institut Pasteur le 27 janvier dernier, le test consiste en un prélèvement nasal opéré via un écouvillon, une sorte de coton-tige. Les résultats sont connus dans un délai compris entre trois et cinq heures.

Avec la même méthode, un nouveau procédé autorisé en France le 16 mars dernier pourrait changer la donne et favoriser la mise en place d'un dépistage massif dans le pays. Développé par Roche diagnostics, il s'agit du “premier test adapté aux machines à haut débit entièrement automatisées utilisées dans les laboratoires de ville", d'après Les Échos. Cent personnes pourraient ainsi être dépistées en trois heures environ, ce qui multiplierait par dix la productivité des tests actuels.

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