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Pandémie

Coronavirus : les hôpitaux privés veulent que tous les soignants soient testés

Si les professionnels de santé pouvaient encore se faire tester la semaine dernière, le gouvernement indique qu'ils doivent désormais être symptomatiques pour faire l'objet d'un dépistage.

Coronavirus : les hôpitaux privés veulent que tous les soignants soient testés Halfpoint/iStock

  • Publié le 01.04.2020 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • Les hôpitaux privés se mobilisent aux côtés des établissements publics pour la prise en charge des patients Covid-19
  • Le président de leur fédération demande un dépistage systématique de tous les soignants

Le dernier bilan officiel concernant la pandémie de coronavirus qui continue à sévir en France fait état de 44 450 cas confirmés et 3 024 décès à l'hôpital. Les mesures pour lutter contre la propagation de la maladie se poursuivent, avec la prolongation du confinement jusqu'au mercredi 15 avril.

Chaque jour, les professionnels de santé rassemblent leurs forces pour traiter les patients atteints du Covid-19, malgré des ressources limitées. Pénurie de masques, personnel soignant débordé… Le secteur de la santé est à flux tendu. Alors, pour affronter du mieux possible la pandémie, l'hôpital privé se mobilise pleinement aux côtés du secteur hospitalier public.

4 000 lits de réanimation sur l'ensemble du territoire 

“Depuis trois semaines nous avons déprogrammé l'ensemble de notre activité chirurgicale pour libérer de la place dans les établissements de soins, mettre en place les plans blancs (…) pour armer les lits de réanimation”, assure Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), sur Franceinfo. Ces efforts seraient particulièrement visibles en Île-de-France, dans les Hauts-de-France et dans le Grand Est. 

D'après le docteur en pharmacie, la totalité des hôpitaux français disposeront bientôt de 4 000 lits de réanimation. “Attention, ce ne sont pas des lits de réanimation telle qu'on a l'habitude de le voir. Ce sont des lits de soins intensifs que l'on va 'upgrader'”, précise le président de la FHP à Franceinfo.

“On manque de pousse-seringues, d'infirmiers et d'infirmières en fonction”

Lui aussi déplore le manque de moyens dont disposent les professionnels de santé. En cause : les sept éléments essentiels à la réanimation. Il s'agit des pousse-seringues, des médicaments, des masques, des lunettes de protection, des respirateurs, des infirmières et des médecins. “Aujourd'hui, on manque de pousse-seringues, d'infirmiers et d'infirmières en fonction, rapporte Lamine Gharbi. Je lance un appel à la solidarité nationale afin que l'on puisse, dans les territoires qui ne sont pas encore touchés, se mobiliser soit en matériel, soit en personnel humain.”

Le président de la FHP ne s'arrête pas là. S'il rappelle le manque de masques, il alerte également sur l'absence de tests de dépistage. “Je demande un dépistage systématique de tous les soignants pour qu'ils sachent eux-mêmes s'ils sont porteurs, exhorte Lamine Gharbi. C'est effroyable de ne pas savoir et on voit qu'il y a des drames et que chacun a un repli identitaire qui est insupportable.” 

Seuls les professionnels de santé “symptomatiques” peuvent être testés

Le manque de dépistage fait partie des reproches faits au gouvernement français concernant la gestion de la crise sanitaire que nous traversons. “En phase épidémique, le principe est de ne plus tester systématiquement. Il n'y a pas de droit à être dépisté”, se défend-il sur la page de son site dédiée au coronavirus. Les critères pour être testés ont même été restreints. Si le 26 mars, six cas de figure faisaient l'objet d'un dépistage, le gouvernement est passé à cinq, avec des conditions plus strictes que la semaine dernière. 

Ainsi, les professionnels de santé doivent désormais être “symptomatiques” pour être testés. De même, les individus fragiles ou à risques présentant des “symptômes évocateurs” du virus sont devenus “des personnes présentant des difficultés respiratoires sévères ou des comorbidités”. Si les critères n'ont pas évolué pour les personnes hospitalisées, les donneurs d’organe, de tissus ou de cellules souches hématopoïétiques, ne figurent plus dans la liste communiquée par le gouvernement.

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