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Cohabitation forcée, disputes conjugales... : comment les Français vivent-ils le confinement ?

Disputes de couple, tensions, cohabitation forcée, télétravail impossible, moral en baisse… Un sondage Ifop et Consolab révèle ce qu'il se passe au sein des foyers français pendant le confinement.

Cohabitation forcée, disputes conjugales... : comment les Français vivent-ils le confinement ? fizkes/iStock

  • Publié le 08.04.2020 à 09h05
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L'ESSENTIEL
  • 4 Français sur 10 se disent davantage stressés et anxieux
  • Des tensions apparaissent au sein des familles

Voilà trois semaines que les Français sont confinés chez eux. En maison, ou en appartement, avec ou sans espace extérieur, seul, en couple ou en famille, comment vivent-ils la cohabitation, voire l'extrême promiscuité dans certains cas ? Comment supportent-ils cette situation inédite ?

Des disputes conjugales plus fréquentes

Selon un sondage Ifop pour Consolab, depuis le confinement, 1 Français sur 2 (49%) déclare se disputer plus qu’auparavant avec sa/son conjoint au sujet des tâches ménagères. Les jeunes de moins de 25 ans sont plus nombreux à être sujets aux disputes (39%), de même que les couples vivant leur confinement dans une maison sans espace extérieur (37%).

Les parents sont 34% à se disputer plus que d'habitude au sujet du temps passé par leurs enfants devant les écrans, mais également de leur éducation (29%) ou encore du temps qu’ils passent avec eux (27%). Ces disputes au sujet des écrans sont plus fréquentes chez les familles qui ne disposent pas d'espace extérieur (76%).

Une part de la population de parents d'enfants scolarisés doivent gérer leur travail et l'éducation des enfants donc naturellement, la facilité est parfois de les mettre devant les écrans, ce qui crée un débat au sein du couple sur les bienfaits ou non de ce genre de pratique, nous explique François Kraus, directeur du pôle Politique et Actualité à l'Ifop. La proportion de personnes se disputant à ce sujet est un chiffre clé de l'enquête. Le confinement est un bon exhausteur des inégalités liées aux niveaux de vie et de logement. On ne vit pas le confinement de la même manière et le coup psychologique n'est pas le même selon les conditions de logement et de vie.”

Dépression et idées suicidaires

En effet, le confinement a également de lourdes conséquences sur le moral des Français : 41% affirment vivre plus qu’auparavant des périodes intenses de stress, de nervosité ou d’anxiété, et 11% de vivre plus régulièrement des épisodes de dépression ou d’avoir des pensées suicidaires. Les catégories les plus pauvres sont très touchées par ce sentiment d'anxiété (55%), de même que les familles avec deux enfants (58%), ou encore les personnes vivant dans une maison sans jardin (67%).

La cohabitation s'avère difficile pour beaucoup puisque 29% des Français avouent avoir des difficultés à travailler en présence d’autres membres du foyer, 22% sont gérés par les différences de rythmes de vie de chacun et 11% sont dérangés par les nuisances sonores du voisinage. “Malgré l'élargissement des conditions de logement des Français, qui pour certains semblent avoir gagné en espace en quittant des petits logements (63% sont en maison, 36% en appartement, NDLR), l'accroissement du nombre de personnes par foyer semble être une condition difficile de cohabitation qui a des conséquences sur le bien-être psychologique des gens et la vie quotidienne.”

Un numéro vert pour lutter contre la dépression

Pour faire face “à la souffrance psychique des enfants et des familles dans cette situation de catastrophe sanitaire”, des pédopsychiatres, psychologues et orthophonistes ont créé une ligne téléphonique d'urgence, a expliqué le docteur Marie Touati-Pellegrin, pédopsychiatre à l’hôpital Necker (Paris) à Franceinfo. Baptisée Ma Cabane, cette téléconsultation est ouverte pour tous du lundi au vendredi, de 8h à 18h, au 01 82 88 23 28.

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