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QUESTION D'ACTU

Questionnaire en ligne

Coronavirus : une enquête internationale pour mieux comprendre la perte d'odorat et de goût

Afin de mieux comprendre pourquoi le coronavirus fait perdre leur odorat et leur goût à certains malades, des chercheurs de 38 pays ont lancé une enquête internationale à remplir en ligne. 

Coronavirus : une enquête internationale pour mieux comprendre la perte d'odorat et de goût Capuski/iStock

  • Publié le 17.04.2020 à 18h00
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Les symptômes du Covid-19 semblent sans fin. “Les symptômes les plus courants de la Covid-19 sont la fièvre, la fatigue et une toux sèche. Certains patients présentent des douleurs, une congestion nasale, un écoulement nasal, des maux de gorge ou une diarrhée. Ces symptômes sont généralement bénins et apparaissent de manière progressive », note l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur son site. Comme si cela ne suffisait pas, des chercheurs ont rapporté il y a quelques semaines deux nouvelles manifestations de la maladie: la perte d’odorat et du gout, scientifiquement appelées anosmie et agueusie. Afin de mieux comprendre leur lien avec le virus, 500 chercheurs de 38 pays ont lancé une enquête internationale auprès des malades et des anciens malades.

A travers un rapide questionnaire en ligne, les scientifiques cherchent “d'abord à déterminer la fréquence de ces symptômes pendant l'épidémie de Covid-19, l'âge, le sexe des personnes concernées, et leur éventuelle persistance”, explique à l'AFP le professeur Jérôme Golebiowski, de l'Institut de chimie de Nice (CNRS/Université Côte d'Azur) qui coordonne la partie France de l’étude.

“En réponse à des rapports anecdotiques sur la perte d'odeur et de goût chez les personnes dont le test Covid-19 s'est révélé positif, un groupe international de chercheurs spécialisés dans l'odorat et le goût s'est réuni pour étudier comment, quand et pourquoi cela se produit et ce que cela peut nous apprendre sur le Coronavirus. Ce groupe inclusif, appelé le Consortium mondial des chercheurs en chimie sensorielle (GCCR), est composé de collaborateurs en science ouverte : des scientifiques transdisciplinaires, des cliniciens et des défenseurs des patients du monde entier”, expliquent les chercheurs sur leur site.

Des données anonymes 

“Parce que les systèmes de l'odorat et du goût sont liés, les symptômes de la perte de ces sens le sont aussi. Pourtant, la perte de l'odorat après un virus, comme un rhume, touche de nombreuses personnes, alors que la perte du goût est beaucoup moins fréquente. Le GCCR veut savoir si la perte de l'odorat est un symptôme fréquent du Coronavirus et si elle s'accompagne d'une perte du goût”, poursuivent-ils, invitant les patients diagnostiqués par un test, un médecin ou persuadés d’avoir souffert de ces symptômes à participer à leur enquête.

Le questionnaire, disponible en plusieurs langues, ne prend pas plus de quinze minutes à remplir et n’a pas vocation à établir un diagnostic. Il a donc seulement pour but d’explorer la nature des cas d’agueusie et d’anosmie parmi les personnes atteintes et de les comparer à d’autres pathologies. Si vous acceptez de participer, les données resteront totalement anonymes et seront stockées sur des sites sécurisés, assurent les chercheurs. 

Ces derniers aimeraient recevoir plusieurs dizaines de milliers de réponses avant de pouvoir proposer un protocole de suivi des malades ayant encore des problèmes d’odorat et de goût au bout de deux semaines.

Aucun traitement disponible 

Car la plupart des malades du coronavirus ayant perdu leurs sens les ont récupérés en deux semaines maximum, selon une récente étude sur le sujet. Pour les patients qui tarderaient à récupérer leur odorat, le docteur Stéphane Hans, chef de service ORL de l'hôpital Foch de Suresnes, dans les Hauts-de-Seine, conseille d’attendre environ un mois après le début de l’anosmie pour prendre rendez-vous avec un ORL et envisager une rééducation. Cette dernière “consiste à respirer différents types d'odeurs quelques minutes par jour pendant quelques semaines. La stimulation de l'organe olfactif avec des odeurs qui n'ont rien à voir les unes avec les autres augmente la récupération”, expliquait-il dans une interview à Paris Match parue le 8 avril.

Le coronavirus augmentant les problèmes respiratoires, “il ne faut surtout pas donner de corticoïdes ni par la bouche, ni par le nez, ni d'autres anti-inflammatoires”, rappelait-il toutefois.  

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