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SEP

L’autogreffe de la moelle osseusse, un espoir pour soigner la sclérose en plaques

Vendredi 5 juin s’est déroulé une journée de conférences et ateliers en ligne pour s’informer sur la sclérose en plaques, quelques jours après la journée mondiale consacrée à cette maladie qui a eu lieu le 30 mai. L’occasion de mettre la lumière sur l’autogreffe de moelle osseuse, un traitement méconnu qui pourrait soigner la sclérose en plaque. 

L’autogreffe de la moelle osseusse, un espoir pour soigner la sclérose en plaques nito100/iStock

  • Publié le 10.06.2020 à 09h00
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L'ESSENTIEL
  • Aucun traitement ne permet de soigner la sclérose en plaques.
  • L’autogreffe de la moelle osseusse permet, en reconstituant le système immunitaire, une récupération, au moins partielle, du handicap.
  • Le problème est que c'est une opération risquée.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie auto-immune neurodégénérative qui provoque raideurs, douleurs ou encore fatigue. Elle constitue la première cause de handicap, d’exclusion professionnelle et d’éviction sociale chez les jeunes puisqu’elle se déclare majoritairement chez les personnes qui ont entre 25 et 35 ans. Selon la fondation ARSEP pour la recherche sur la sclérose en plaques, en France, plus de 100 000 personnes sont atteintes de cette maladie. 

Reconstituer le système immunitaire

Aucun traitement ne permet actuellement de la guérir mais un espoir existe : l’autogreffe de moelle osseuse ou autogreffe de cellules-souches hématopoïétiques. Ce traitement permet aux patients de faire entrer en rémission les formes les plus connues de sclérose en plaques. Si elle est pratiquée suffisamment tôt, elle permet une récupération, du moins partielle, du handicap. Pourtant, elle demeure très peu utilisée, puisque l’Écosse est l’unique pays européen à avoir autorisé ce traitement pour les patients atteints de SEP de forme rémittente-récurrente.

L’objectif de ce traitement est de reconstituer un nouveau système immunitaire chez les patients. Cela passe par une chimiothérapie intensive suivie de la réinjection des cellules souches hématopoïétiques du patient. Plusieurs études, réalisées entre 2015 et 2019, sur cette technique ont montré que “83,3 de malades de la forme rémittente n’ont pas eu de poussée dans les 4 ans suivant l’autogreffe et, 3 ans post-greffe, 78% de patients souffrant de SEP secondaire progressive et 66% de ceux atteints de SEP primaire progressive n’ont pas expérimenté d’aggravation de leur handicap”, reprend Mediapart.

La Metformine, autre espoir thérapeutique

L’un des freins principaux à ce traitement demeure sa difficulté d’accès. De nombreux patients témoignent du fait que leur neurologue juge souvent cette méthode trop expérimentale et trop risquée. Autre élément qui refroidit l’utilisation de l’autogreffe de moelle osseuse est le rapport bénéfices-risques jugé déséquilibré. La mortalité liée aux transplantations se situe entre 5 et 10%, justifiant pour les médecins la préférence d’avoir recours à un traitement jugé plus sûr.

Un autre traitement a donné des résultats encourageants contre la sclérose en plaques. Il s’agit d’un médicament utilisé contre le diabète, la Metformine, qui permet de rajeunir les cellules souches pour les transformer en cellules productrices de myéline pour lutter contre la sclérose en plaques. Ces résultats ont été publiés dans la revue Cell Stem Cell et les tests, pour l’instant uniquement menés sur des souris, sont prévus sur des humains d’ici un an. “Je suis très optimiste”, a partagé au journal The Guardian le professeur Robin Franklin, auteur de l’étude.

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