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Nutrition

Des tests urinaires pour contrôler son alimentation

Les tests urinaires permettent d'obtenir des informations importantes sur notre alimentation, permettant d'anticiper la survenue de maladies.

Des tests urinaires pour contrôler son alimentation Lothar Drechsel/iStock

  • Publié le 03.07.2020 à 09h00
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L'ESSENTIEL
  • L'alimentation influe sur le métabotype, l’ensemble des métabolites caractéristiques d’un individu, qui est facilement mesurable par l'urine
  • Le métabotype permet d’obtenir des informations importantes sur les risques de maladie d’un individu

Surveiller son urine est toujours important, cela permet notamment d’indiquer si nous sommes bien hydratés. Dans une récente étude, des chercheurs français de l’OMS ont montré qu’un test urinaire permet de détecter environ dix ans plus tôt les cancers de la vessie. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Food le 22 juin dernier, suggère que l’analyse de notre urine permettrait de déterminer si notre alimentation est saine et équilibrée, et de prévenir la survenue de certaines maladies.

L’alimentation influe sur le métabotype

Des chercheurs britanniques de l’Imperial College de Londres (Royaume-Uni), en collaboration avec des membres de l’université de l’Illinois (États-Unis), ont analysé 46 métabolites différents dans l'urine de 1 848 personnes aux États-Unis. “Notre objectif ici était d'obtenir une signature alimentaire individuelle objectivement mesurée”, décrivent les chercheurs. Pour cela, ils ont étudié les molécules dérivées du régime alimentaire qui contribuent à caractériser le métabolisme propre à un individu puisqu’elles influent sur notre phénotype. Les chercheurs ont comparé ces analyses aux “rappels des 24 heures” qui correspondent à ce que les patients rapportent ce qu’ils ont mangé au cours de la journée écoulée.

Les résultats de ces analyses et de la comparaison ont montré que les prélèvements urinaires correspondent à ce qu’ont rapporté les participants à l’étude sur leur alimentation. L’alimentation influe sur le métabotype, soit l’ensemble des métabolites caractéristiques d’un individu. Le métabotype, qui apporte de riches informations sur le phénotype physique d’un individu, est facilement mesurable par le sang ou l’urine et permet d’obtenir des informations importantes sur les risques de maladie d’un individu. “Les échantillons d’urine présentent des concentrations plus élevées de composés alimentaires et des plages dynamiques plus larges que dans le sang, qui est soumis à une régulation homéostatique serrée. Des essais contrôlés ont montré que les profils métaboliques urinaires fournissent une mesure objective de l’apport diététique”, précisent les chercheurs.

Chaque urine est unique

Pour affiner leurs recherches, les scientifiques ont utilisé des biomarqueurs urinaires comme signes de qualité alimentaire. Le potassium est utilisé pour indiquer la consommation de fruits et de légumes. “Le sodium et le calcium sont bien connus pour être liés à la pression sanguine, et le formate et le citrate à la fonction rénale, poursuivent les chercheurs. De même, il existe une relation inverse de la proline betaine avec la tension artérielle et l’obésité.”

Il existe une identité propre à chaque urine, même si l’alimentation est la même. Dans une autre étude, elle aussi parue dans Nature Food le 17 juin dernier, des chercheurs britanniques ont prescrit exactement le même régime alimentaire à des patients avant d’étudier leur métabotype. Ils se sont rendu compte que chacun possède un métabotype alimentaire unique, en lien avec le microbiome intestinal et l’homéostasie physiologique (ou capacité à maintenir un équilibre), comme le montre le contrôle glycémique. “Nous montrons ici comment différentes personnes métabolisent les mêmes aliments de manière très individuelle, présente John Mathers, co-auteur de la recherche et directeur du Human Nutrition Research Center de l’université de Newcastle. Cela a des implications pour comprendre le développement des maladies liées à la nutrition et pour des conseils diététiques plus personnalisés afin d’améliorer la santé publique.”

 

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