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Alimentation

MICI : les aliments à base de céréales contaminés sont un facteur de risque

Des chercheurs démontrent pour la première fois que la mycotoxine déoxynivalénol, que l’on retrouve parfois dans les céréales et aliments à base de céréales, augmente le risque de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

MICI : les aliments à base de céréales contaminés sont un facteur de risque Magicmine/iStock

  • Publié le 08.07.2020 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • La mycotoxine déoxynivalénol que l’on peut trouver dans les aliments à base de céréales augmente le risque de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin
  • Chez le rat nourri avec ce type de produits contaminés, "l’induction de la colite a eu lieu pendant la quatrième semaine"
  • En France en 2018, 166 500 personnes étaient atteintes de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique

Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, toutes deux se caractérisant par l’inflammation et l’ulcération de la paroi intestinale à cause d'une hyperactivité du système immunitaire digestif, parfois pour lutter contre certains contaminants alimentaires.

Selon une équipe de chercheurs d’Inrae et de l’école d’ingénieurs de Purpan, “l’exposition à faible dose à la mycotoxine déoxynivalénol, que l’on retrouve le plus fréquemment dans les céréales et aliments à base de céréales, augmente le risque de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin et en exacerbe les symptômes”. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Archives of Toxicology

La potentielle toxicité des aliments à base de céréales

Les mycotoxines sont des toxines produites par les champignons qui peuvent se retrouver dans une grande variété d’aliments à base de céréales tels que la farine, le pain ou les pâtes, expliquent les chercheurs dans un communiqué. “Parmi elles, le déoxynivalénol (DON), produit par les moisissures de type Fusarium, fait partie des contaminants alimentaires les plus répandus”. Pour la première fois, l'influence du déoxynivalénol sur l’intestin a été étudiée chez le rat.

Pendant 4 semaines, des rongeurs ont été nourris avec des aliments contaminés par de faibles doses de déoxynivalénol dépourvues de toxicité aigüe : “L’induction de la colite a eu lieu pendant la quatrième semaine”, rapportent les chercheurs. Ainsi, les symptômes des rats développant une maladie inflammatoire intestinale et exposés au déoxynivalénol dans leur alimentation se développaient plus rapidement et de façon plus intense.

Les chercheurs ont observé “une augmentation de la perte de poids, une inflammation plus importante de la paroi intestinale et une forte augmentation d’entérobactéries dans le microbiote” chez ces rongeurs.

Les MICI en France

Ces résultats montrent que le déoxynivalénol, un des contaminants alimentaires les plus répandus dans les céréales et aliments à base de céréales, est un facteur de risque dans le développement de maladies inflammatoires de l’intestin”, concluent les chercheurs. Toutefois, d'autres études sont nécessaires “pour évaluer ces effets chez l'homme afin de formuler des conseils diététiques aux patients atteints de MICI.”

Selon l'Observatoire national des MICI166 500 personnes étaient atteintes de la maladie de Crohn ou de la rectocolite hémorragique en France en 2018, contre 156 130 en 2016 et 150 480 en 2015. Cinquante-six pour cent des patients seraient des hommes et 44% des femmes.

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