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QUESTION D'ACTU

Framingham Heart Study

La diminution du nombre de fractures de la hanche associée à une réduction de la consommation de tabac et d'alcool

Diminuer sa consommation d’alcool et de tabac serait associé à une réduction du nombre de fractures de la hanche, révèle une nouvelle étude.

La diminution du nombre de fractures de la hanche associée à une réduction de la consommation de tabac et d'alcool Madrolly/iStock

  • Publié le 12.08.2020 à 13h00
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L'ESSENTIEL
  • Une étude longitudinale sur plus de 40 ans montre une corrélation entre la diminution de la consommation d'alcool et de tabac, et le taux de fractures de la hanche.

Moins boire d’alcool et moins fumer de cigarette est bon pour sa santé osseuse. C’est ce que révèle une nouvelle étude menée par des chercheurs du National Institute of Arthritis and Musculoskeletal and Skin Diseases (NIAMS), et récemment publiée dans la revue JAMA Internal Medicine.

Basés sur quarante ans de données de la Framingham Heart Study, une étude épidémiologique au long cours qui analysait initialement l’incidence des maladies cardiovasculaires, ces nouveaux travaux établissent une association entre la baisse des taux de fractures de la hanche et la diminution du tabagisme et de la consommation excessive d'alcool.

Une diminution progressive des taux de fracture de la hanche

Au total, les chercheurs ont analysé les données de 4 918 hommes et 5 634 femmes ayant été suivies pour une première fracture de la hanche entre 1970 et 2010. Les taux de fractures de la hanche, qui ont été ajustés en fonction de l'âge, ont diminué de 4,4 % chaque année pendant les 40 ans de l'étude. Cette baisse a été observée tant chez les hommes que chez les femmes.

L’équipe a ensuite comparé ces résultats avec les niveaux de tabagisme et de consommation d’alcool. Elle a alors constaté que le taux de tabagisme est passé de 38 % dans les années 1970 à 15 % entre 2006 et 2010. Au cours de la même période, la consommation excessive d'alcool (définie comme trois verres ou plus par jour) est passée de 7 % à 4,5 %. Les taux des autres facteurs de risque de fracture de la hanche, tels que l'insuffisance pondérale et la ménopause précoce, n'ont pas changé au cours de la période d'étude.

Selon le professeur Timothy Bhattacharyya, chercheur au NIAMS, “cette étude souligne le besoin continu d'interventions de santé publique pour cibler les facteurs modifiables du mode de vie tels que le tabagisme et la consommation d'alcool, en plus d'envisager des traitements contre l'ostéoporose chez les personnes à risque de fracture de la hanche.”

Des limites à l’étude

Les chercheurs soulignent cependant qu’il s’agit d’une étude d’incidence et qu’en conséquence, d’autres facteurs comme l'amélioration des traitements pour la santé osseuse ne sont pas pris en compte. Par ailleurs, les données provenaient exclusivement d'individus blancs, aussi les auteurs reconnaissent qu’ils ne savent pas si d'autres populations pourraient présenter une corrélation similaire en fonction de facteurs liés au mode de vie.

Un autre facteur limitant était que les participants de Framingham présentaient des taux d'obésité inférieurs à la moyenne nationale. Enfin, l'étude ne comprenait pas de mesures de la densité minérale osseuse, car de tels tests n'étaient pas disponibles avant les années 1990.

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