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Inflammation

La maladie de Parkinson naîtrait dans notre nez

Respirer trop de toxines environnementales provenant de bactéries, de virus, de moisissures, de poussières, de pollen ou de produits chimiques pourrait déclencher la maladie de Parkinson.

La maladie de Parkinson naîtrait dans notre nez Alexvav/iStock

  • Publié le 05.08.2020 à 17h00
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L'ESSENTIEL
  • La perte de l'odorat est l'un des premiers signes de la maladie de Parkinson.
  • Certains scientifiques pensent que le dysfonctionnement olfactif peut être lié à la genèse de la maladie.

Publiée dans Brain Pathology, une nouvelle étude renforce l’hypothèse selon laquelle la maladie de parkinson naîtrait dans notre nez. “La maladie de Parkinson est un trouble neurodégénératif dévastateur, rappelle Randy Blakely, directeur exécutif de FAU's I-BRAIN. Actuellement, il n'existe pas de remède contre la maladie, et les médicaments qui retardent sa progression ont des effets secondaires importants", ajoute-t-il.

Perte de l'odorat

La perte de l'odorat est l'un des premiers signes de la maladie de Parkinson, et peut même apparaître des années avant les tremblements et la diminution de la fonction motrice. Certains scientifiques pensent que le dysfonctionnement olfactif peut être lié à la genèse de la maladie.

En travaillant sur des souris, le docteur Ning Quan et son équipe ont démontré que l’inflammation de la muqueuse du nez déclenche par la suite une inflammation des molécules du cerveau impliquées dans la maladie de Parkinson. Ainsi, respirer trop de toxines environnementales provenant de bactéries, de virus, de moisissures, de poussières, de pollens ou de produits chimiques pourrait déclencher la maladie de Parkinson.

“Les données de notre étude montrent qu’une activation inflammatoire séquentielle de la muqueuse olfactive déclenche une expression ultérieure de molécules inflammatoires dans le cerveau, propageant l'inflammation", résume le docteur Ning Quan.

Symptômes moteurs et non-moteurs

Dans ce cadre, rappelons qu’une étude de Santé publique France signalait il y a deux ans que les agriculteurs et les riverains des zones cultivées ont 10% plus de risques en plus de contracter la maladie de Parkinson, notamment à cause des pesticides.

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurologique la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. C’est une pathologie caractérisée par des symptômes moteurs et non-moteurs. Au fil de son évolution, les malades vont faire face à une augmentation du risque de dépendance, notamment en raison de complications motrices (dyskinésies, fluctuations, chutes) et cognitives (déclin cognitif, hallucinations, démence).

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