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Le nombre d'urgences pour noyade en baisse

Santé publique France note une diminution du nombre de passage aux urgences pour noyade entre le 1er juin et le 4 août 2020 par rapport à la moyenne en 2018 et à la même période en 2019. Une baisse qui peut être expliqué en partie par les effets de la Covid-19.

Le nombre d'urgences pour noyade en baisse Anton_Sokolov/iStock

  • Publié le 11.08.2020 à 10h30
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La Covid-19 a-t-elle empêché des noyades ? C'est la surprenante conclusion à laquelle arrive les épidémiologistes de Santé publique France en ce début août. Dans son bulletin de mi-été, l'organisation de surveillance sanitaire note une diminution de 22% du nombre de passage aux urgences entre le 1er juin et le 4 août 2020 pour noyade, par rapport à la moyenne estivale 2018. Parmi ces 596 passages aux urgences, ils sont 27% moins nombreux en juin et 18% moindre en juillet.

Une des raisons qui pourrait expliquer cette baisse d'accidentologie ? “Jusqu'au 22 juin, la fermeture des piscines publiques ou privées payantes (municipales, bases de loisirs, parcs d'attractions) et des piscines privées à usage collectif (hôtels, résidences de vacances, camping, clubs de vacances) et les conditions restrictives d'accès de certaines plages ont réduit les baignades et donc le risque de noyade”, explique Santé publique France. À ce phénomène de restriction d'accès, s'ajoute, en juillet, la baisse de la fréquentation touristique de certaines régions et notamment la venue des touristes étrangers par rapport aux années précédentes. Des facteurs humains auxquels s'ajoutent une météo “moins favorable” en juin et début juillet 2020. Cependant, les périodes de canicule que connaît l'Hexagone en août pourraient au contraire pousser les gens à se baigner davantage et donc peut-être augmenter le nombre de passage aux urgences pour noyade.

Gare aux jeunes enfants et aux seniors

Pour l'heure, les victimes de noyade pris en charge aux urgences restent à 47% des enfants de moins de 6 ans. Un taux élevé qui reste stable par rapport aux années précédentes. La deuxième population la plus touchée sont les plus de 65 ans, à 12%, en raison souvent d'une sur-estimation de leur capacité physique. Puis, les 6-12 ans représentent également 12% des passages aux urgences pour cette raison.

Cette baisse globale des urgences pour noyade concerne presque toutes les régions. Parmi les baisses les plus spectaculaires : la Bretagne totalise début août 19 passages aux urgences pour noyade contre près du double les deux années précédentes; le Grand-Est enregistre 15 cas soit moitié moins qu'en 2018 et 2019; l'Île-de-France comptabilise 12 urgences contre 34 en 2019 et 44 en 2018; et la Normandie relève 6 passages ces derniers mois contre une vingtaine les deux années précédentes. D'autres régions observent une stabilisation de leurs données principalement en raison du faible nombre de passage aux urgences pour noyade en temps normal comme Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne-Franche-Comté, les Hauts-de-France, la Corse ou les Pays-de-la-Loire. Une baisse du nombre de passage aux urgences est également notée dans les trois régions du littoral sud - Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Provence-Alpes-Côtes-d'Azur - mais le nombre brut de cas reste élevé et dépasse les 100 passages aux urgences.

Selon une enquête de Santé publique France menée pendant l'été 2008, la noyade est la première cause de mort accidentelle des moins de 25 ans, avec au total un millier de décès chaque année. Si la prudence est de mise, il est recommandé de se baigner systématiquement en zones surveillées, de tout faire pour éviter l'hydrocution et d'apprendre à nager le plus tôt possible, lorsque la synchronisation des mouvements le permet ; soit à partir de 6 ans.

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