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Maladie veineuse : “Avec le traitement, j'ai retrouvé mon agilité !”

La maladie veineuse qui toucherait 18 millions de personnes en France est héréditaire, chronique et évolutive. Ce qui implique une prise en charge dès l'apparition des premiers symptômes, comme les jambes lourdes ou de petites varices. Un patient témoigne.

Maladie veineuse : “Avec le traitement, j'ai retrouvé mon agilité !” perfectlab/iStock




L'ESSENTIEL
  • La maladie veineuse est une maladie chronique et évolutive qui peut donc s'aggraver si elle n'est pas prise en charge
  • On estime que cette maladie concerne en France 18 millions de personnes
  • Les différents traitements permettent de maîtriser l'évolution de la maladie et ses effets

Je souffre d’insuffisance veineuse depuis environ 3 ans. Je ne m’en suis pas rendu compte au départ. Je rentrais de mon travail en ayant les jambes et les mollets très lourds, du mal à monter les escaliers sans comprendre pourquoi. Il y a une impression de fatigue générale, d’être au ralenti.” Remy fait partie des 18 millions de personnes touchées en France par la maladie veineuse, une maladie chronique, c’est-à-dire dont on ne guérit pas, évolutive, qui risque donc de s’aggraver si elle n’est pas prise en charge, et héréditaire donc dépendant pour partie d’un facteur contre quel on ne peut pas agir, contrairement aux autres facteurs que sont le surpoids et la sédentarité.

L'importance de l'hérédité

Le caractère héréditaire de la maladie veineuse concerne aussi bien le père que la mère et touche à égalité les hommes et les femmes, même si ces dernières sont un peu plus nombreuses à souffrir de la maladie, notamment en raison de l’influence des effets hormonaux des grossesses. “L’hérédité est très importante, quand on a un parent qui a des varices, on a 50% de risque d’en avoir et lorsque ce sont les deux parents qui en ont, le risque est de 90%”, explique la docteure Christelle Bougard, phlébologue.

En revanche, les autres facteurs de risque que sont le surpoids et la sédentarité sont des éléments sur lesquels le patient peut agir en modifiant son mode de vie. C’est le cas de Henry, qui témoigne à l’issue d’une séance de sclérothérapie : “Le traitement me permet d’avoir un quotidien beaucoup plus confortable en faisant du footing notamment. J’ai moins mal aux mollets et aux cuisses, j’ai retrouvé mon agilité. Dans mon travail en boulangerie-pâtisserie, je suis toujours debout et désormais je fatigue beaucoup moins.”

Sclérose ou chirurgie

Le traitement par sclérose consiste à injecter un liquide au niveau de la varicosité, ce qui la fait disparaître. “Depuis quelques années, on utilise aussi les scléroses à la mousse, c’est le même produit que l’on transforme en mousse, ce qui va être beaucoup plus puissant et qui permet de scléroser des troncs veineux plus importants”, précise la docteure Christelle Bougard.

Lorsque ces traitements sont insuffisants, le recours à la chirurgie peut être nécessaire. “On dispose aujourd’hui de méthodes moins invasives que le stripping qui consiste à enlever la partie de la veine où se situe la varice ; avec les nouvelles techniques endoveineuses, on brûle la veine par l’intérieur à l’aide d’une sonde ou d’un laser, il y a moins de suites opératoires”, souligne Christelle Bougard.

Les médecins peuvent disposer désormais d’un nouvel outil qui les guide dans l’évaluation du stade de la maladie chez le patient. Un “Vein Test” a été mis au point par une équipe française menée par le docteur Vincent Crébassa, médecin vasculaire à Montpellier. Développé à partir de données recueillies chez plus de 33 000 personnes en France, ce test basé sur un simple questionnaire permet de définir trois niveaux de probabilité d’une maladie veineuse, faible, modérée ou forte. “Cela permet d’identifier les patients qui ont besoin d’une prise en charge précoce et d’évaluer l’impact de cette prise en charge”, explique Vincent Crébassa.

Retrouvez ci-dessous le reportage auprès du patient :

Ci-dessous, l'interview du docteur Vincent Crébassa sur le “vein test” :

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