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Troubles du sommeil

Paralysie du sommeil : utiliser la méditation et la relaxation comme thérapie

Une expérience menée sur dix personnes montre que ces techniques permettent d’améliorer la qualité de vie des patients.

Paralysie du sommeil : utiliser la méditation et la relaxation comme thérapie Fizkes/iStock

  • Publié le 12.08.2020 à 18h00
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La paralysie du sommeil est un trouble mystérieux. Elle conduit les personnes atteintes à se réveiller en pleine nuit, incapables de bouger mais totalement conscientes de leur environnement. Souvent, les patients ont le sentiment qu’un inconnu a pénétré dans leur chambre ou évoquent la présence de fantômes, car la pathologie peut provoquer des hallucinations. Environ une personne sur cinq connaît un épisode de paralysie du sommeil dans sa vie. Aujourd’hui, peu d’études ont été réalisées sur le sujet et aucun traitement ne permet vraiment de la soigner. Dans Frontiers in Neurology, des chercheurs expliquent les effets positifs de la relaxation et la méditation sur les personnes souffrant de cette pathologie. 

Des hallucinations fréquentes 

Ils ont recruté dix personnes, souffrant de narcolepsie et ayant déjà ressenti une paralysie du sommeil. Pendant 4 semaines, les participants à l’étude ont rempli un journal quotidiennement pour raconter leurs crises. Deux tiers d’entre eux ont vécu des hallucinations et la moitié des réveils nocturnes débouchent sur une crise. Seulement 14% du groupe a vécu une paralysie du sommeil au moment de l’endormissement. À l’issue de ces 4 semaines, six patients ont suivi la méthode de relaxation. 

Quatre étapes pour mieux supporter les crises

Les scientifiques leur ont demandé de suivre 4 principes pendant une crise. La première est la réévaluation : les patients doivent se rappeler que l’expérience qu’ils sont en train de vivre est commune, bénigne et temporaire et que les hallucinations sont liées à leurs rêves. Ensuite, ils doivent réussir à prendre de la distance émotionnelle, c’est-à-dire se rappeler qu’il n’y a pas de raison d’être apeuré car la peur ne fera qu’aggraver la paralysie. La troisième étape est la méditation, les patients doivent se concentrer sur quelque chose de positif comme un souvenir ou un évènement. Enfin, les chercheurs leur ont demandé de détendre leurs muscles et de ne pas chercher à bouger.

Moins de crises et moins de désagréments 

Pendant les 4 semaines qui ont suivi, les participants ont pratiqué cette méthode. En comparaison au premier mois de l’étude, ils ont vu leurs crises réduites de 50% grâce à la relaxation. À l’issue du premier mois, ils avaient en moyenne classé à 7,3 les troubles causés par cette paralysie. Après avoir expérimenté la relaxation pendant 4 semaines, ils l’ont positionné à 4,8. Le groupe de contrôle a juste été entraîné à respirer profondément pendant les crises : cela n’a rien changé à la fréquence ni aux dérangements provoqués par la paralysie du sommeil, en comparaison au premier mois de l’étude. “Même si notre étude n’a impliqué qu’un faible nombre de patients, nous pouvons être optimistes sur son succès”, s’enthousiasme le docteur Baland Jalal, créateur de cette thérapie et directeur de l’étude. Avec son équipe, il espère pouvoir réaliser l’expérience sur un plus grand nombre de patients. 

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