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Covid-19

Dépistage : un nouveau test et davantage de bras

Malgré plus d'1 million de tests hebdomadaires effectués pour dépister la Covid-19, les files d'attentes ne désemplissent pas. Le gouvernement a annoncé que les kinésithérapeutes peuvent désormais aider au prélèvement sous condition et a officialisé un nouveau test rapide de dépistage.

Dépistage : un nouveau test et davantage de bras zstockphotos/istock

  • Publié le 17.09.2020 à 14h30
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L'ESSENTIEL
  • Le minsitre de la santé a autorisé le déploiement d'un nouveau test antigénique, dit "rapide". Il est destiné à désembouteiller les files d'attente pour les tests PCR.
  • Comme le test antigénique rapide est moins fiable, il s'adresse en premier lieu aux asymptomatiques ou personnes n'étant pas considérées comme "cas contact". S'il est positif, la personne devra réaliser un test PCR.
  • Dans ce même arrêté, le ministre autorise les masseurs-kinésithérapeutes à suivre une formation pour renforcer le personnel de prélèvement.

Jour après jour, d'immenses queues se forment devant les laboratoires d'analyses médicales pour se faire dépister de la Covid-19. Un embouteillage géant qui met à mal la stratégie de prévention contre la pandémie et qui interpelle sur la stratégie gouvernementale. Selon Le Parisien, de plus en plus de membres de l'exécutif questionnent la réactivité du ministère de la santé ainsi que sa capacité à organiser la gestion de crise. Sous pression, Olivier Véran, son ministre, entend appliquer des mesures déjà évoquées en août mais restées jusque-là lettre morte.

Face à la flambée des cas de contamination et aux demandes du président de la République sur une meilleure gestion des files d'attente pour le dépistage, le ministre de la santé a autorisé l'utilisation d'un nouveau test antigéniques “pour renforcer les capacités de dépistages”, est-il écrit ce mercredi dans un arrêté publié au Journal officiel.

Un nouveau test antigénique

Ces tests antigéniques, comme les PCR, sont des écouvillons qui récupèrent des particules au fond du nez. Un réactif est appliqué sur la matière récoltée et préalablement déposée sur une bandelette. En 30 minutes, la personne sait si des protéines du virus sont présentes ou non. Une réponse bien plus rapide que les tests PCR dont le temps d'analyse est de 3h... mais peu fiable. Le risque de faux positif est élevé puisqu'il détecte la présence de protéine sécrétée par la Covid-19 et non sa présence.

De ce fait, le test PCR reste la référence pour savoir si une personne est contaminée ou non. Les tests salivaires sont toujours aux abonnés absents alors qu'ils sont normalement plus fiables que les tests rapides. Quant aux sérologiques, ils déterminent si la personne possède des anticorps contre la Covid-19, mais, selon certains scientifiques, ils peuvent rapidement disparaître chez les asymptomatiques.

Une priorisation des tests PCR

Pour le ministère, ce test antigénique rapide doit permettre de “décharger les laboratoires de biologie médicale de certaines patientèles et d'améliorer les délais de transmission des résultats des tests RT PCR.”

Dans l'arrêté, le ministère précise que ce nouveau test “constitue un élément d'orientation diagnostique n'ayant pas vocation à se substituer au diagnostic réalisé par un examen de détection du génome du SARS-CoV-2 par RT PCR réalisé dans un laboratoire de biologie médicale.” Il s'agit donc d'un premier tri pour les asymptomatiques qui, en cas de test rapide positif, seront invités à effectuer un test PCR. Pour cette raison, ce test n'est pas destiné aux personnes symptomatiques ou identifiées comme “cas contact”, précise-t-il.

Plus de bras

Dans ce même arrêté, le ministre autorise les kinésithérapeutes à pratiquer ces tests antigéniques ou PCR, sous condition. Une annonce qui réjouit la présidente de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes, Pascale Mathieu : “il ne nous semblait pas concevable que les kinésithérapeutes soient écartés du dispositif de détection des nouveaux cas.” Une reconnaissance de leur profession, selon la Fédération français des masseurs-kinésithérapeutes rééducateurs. Pour pouvoir participer à l'effort national, les kinésithérapeutes volontaires devront suivre préalablement un formation à la réalisation de cet examen.

Ainsi, les 87 000 masseurs-kinésithérapeutes peuvent, comme les aides-soignants, sapeurs-pompiers, secouristes et étudiants en santé, soulager les salariés des laboratoires de santé dans la réalisation de ces tests PCR ou rapide. Plus d'1 million de tests PCR par semaine ont été réalisés en France, avec la chute prévue des températures, la demande devrait encore s'accentuer.

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