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QUESTION D'ACTU

Chirurgie mini-invasive

Syndrome du canal carpien : le guidage par ultrasons est efficace

Une nouvelle étude montre l’efficacité du guidage par ultrasons dans le traitement du syndrome du canal carpien. Réduisant rapidement l’inconfort, cette alternative est aussi moins douloureuse que la chirurgie ouverte ou endoscopique.

Syndrome du canal carpien : le guidage par ultrasons est efficace horillaz/iStock

  • Publié le 18.09.2020 à 10h30
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L'ESSENTIEL
  • Réalisée sur 61 patients touchés par le syndrome du canal carpien, la chirurgie mini-invasive guidée par ultrasons s'est révélée aussi sûre et efficace que les techniques chirurgicales traditionnelles.
  • Elle est aussi moins douloureuse et nécessite un temps de récupération plus court.

Problème fréquent, en particulier chez les femmes âgées de 40 à 70 ans, le syndrome du canal carpien recouvre des sensations désagréables ou douloureuses de la main qui sont secondaires à une compression du nerf médian au poignet. Favorisé par la répétition de certains mouvements de la main, comme l’utilisation d’un clavier ou d’une souris d’ordinateur, le syndrome du canal carpien peut-être, dans les cas les plus sévères, traité par la chirurgie, qui consiste essentiellement à sectionner le ligament annulaire du carpe pour réduire la compression du nerf médian.

Deux techniques chirurgicales sont généralement proposées : la plus ancienne, dite "ouverte", consiste à libérer le canal carpien en incisant la peau du poignet et de la paume de la main sur une longueur d’environ 3 cm pour sectionner le ligament annulaire du carpe. Depuis quelques années, est aussi proposée une chirurgie par voie endoscopique : le chirurgien procède à une petite incision dans le pli de flexion du poignet pour introduire un tube qui lui permet ensuite, via un système de visualisation, de réaliser la section du ligament antérieur du carpe.

Bien que moins lourde que l’opération classique, cette technique reste invasive et douloureuse, et nécessite le plus souvent un temps de récupération.

Selon une nouvelle étude publiée dans l'American Journal of Roentgenology, une alternative sûre, efficace et moins invasive pourrait bientôt soulager les personnes souffrant du syndrome du canal carpien. Appelée libération du canal carpien guidée par ultrasons, elle permettrait une récupération plus rapide et moins d’inconfort post-opératoire.

Une opération moins lourde et invasive

Mise au point par cinq chercheurs de l'hôpital universitaire Thomas Jefferson de Philadelphie, en Pennsylvanie, la libération du canal carpien guidée par ultrasons a été évaluée sur des patients atteints du syndrome du canal carpien. Soixante-et-une procédures ont été réalisés sous anesthésie locale sur 25 femmes et 21 hommes dont la moyenne d’âge était d’environ 60 ans.

"Les patients ont répondu à trois questionnaires (…) évaluant la fonction et l’inconfort du poignet affecté immédiatement avant la procédure, deux semaines après la procédure et au moins un an après la procédure", explique Sarah I. Kamel, première autrice de l’étude. Les scores médians recueillis montrent que la libération du canal carpien guidée par ultrasons s’est révélée moins douloureuse et inconfortable que l’opération ouverte et la chirurgie par voie endoscopique et ce, aussi bien deux semaines qu’un an après la procédure.

De plus, aucune complication postopératoire immédiate n’a été constatée même si deux patients ont dû être opérés pour des complications survenues 8 à 10 jours après l'opération (une pour une infection suite à une blessure et une pour un syndrome de compartiment post-traumatique).

"La procédure comprend maintenant un nettoyage préopératoire plus étendu qui s'étend à l'avant-bras de manière circonférentielle avant le drapage. Un TegadermTM (un pansement stérile, ndlr) est maintenant placé au tiers distal de l'avant-bras pour agir comme une barrière stérile supplémentaire à la limite du champ stérile. En outre, deux passages de la section ligamentaire sont effectués systématiquement sur tous les patients afin de réduire potentiellement le risque de restes de tissu pouvant contribuer à une libération incomplète", a précisé le Dr Kamel.

D’autres recherches sont encore nécessaires pour garantir la sûreté de cette nouvelle procédure.

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