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Covid-19

Coronavirus : en Polynésie, des autotests qui durent seulement une minute

À l’aéroport de Tahiti-Faaa, un autotest d’expérimentation qui prend seulement une minute à faire est mis à disposition des voyageurs.

Coronavirus : en Polynésie, des autotests qui durent seulement une minute Akabei/iStock

  • Publié le 22.09.2020 à 09h00
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L'ESSENTIEL
  • Déjà plus de 20 000 tests ont été réalisés.
  • Ces tests sont en 2 parties : un coton-tige pour le nez et un autre pour la gorge.
  • L’objectif des autorités locales est que cette procédure soit exécutée par le voyageur lui-même, sous la surveillance d’un professionnel, seulement avec un prélèvement au fond de la gorge.

Les voyageurs qui arrivent à Tahiti ont le droit à un autotest pour dépister une potentielle infection à la Covid-19. Cette expérimentation, qui se réalise en seulement une minute, vise à soulager les autorités qui font face à un manque d’effectifs chez les soignants. Ce nouveau protocole est déjà une réussite. “Il a bien marché puisque nous avons dépouillé, depuis que nous l’avons mis en place, plus de 20 000 tests”, s’est félicité le ministre de la Santé local, Jacques Raynal, au micro d’Europe 1.

Éviter le dépassement des capacités de santé 

En arrivant à l’aéroport, une enveloppe est présentée aux voyageurs, avec à l’intérieur deux tests auto-administrés. Le premier doit s’effectuer par le nez, le second par la salive. “Il y a un coton-tige à mettre dans le nez, puis dans un petit tube spécifique, a rapporté Chantal, une touriste, au micro d'Europe 1. D'autre part, il y a un autre coton-tige à mettre dans la gorge.” La réalisation de ces tests est ultra-rapide. “Cela ne prend qu’une minute, précise la voyageuse. C’est emballé dans l’enveloppe et ça part.” À terme, l’objectif des autorités locales est que cette procédure soit exécutée par le voyageur lui-même, sous la surveillance d’un professionnel, seulement avec un prélèvement au fond de la gorge.

Depuis la réouverture des vols internationaux vers l’archipel, le 15 juillet, 1 209 cas ont été recensés pour deux décès alors qu'il y a 241 cas actifs, selon des chiffres annoncés par le ministre de la Santé local au cours d'une conférence de presse tenue le 18 septembre. Une explosion du nombre de personnes infectées est crainte par les autorités locales alors que ces îles sont quasiment dépourvues d’hôpitaux. De plus, de nombreux habitants sont atteints de diabète, d’obésité et d’insuffisance respiratoire qui sont des facteurs de risque de la Covid-19. “La difficulté pour nous serait la submersion, le dépassement de nos capacités de santé”, a partagé Jacques Raynal à l’AFP le 11 septembre dernier.

Plan Covid fenua

Pour lutter efficacement contre la propagation du virus, le gouvernement local a lancé, le 15 juillet dernier à l’occasion de la réouverture des frontières, le “Plan Covid fenua”. Face à la progression du virus, Jacques Raynal a annoncé que plus aucun test PCR ne sera réalisé en l'absence de symptômes ou en l'absence de prescription d'un médecin. Le gouvernement a également ajouté distinguer quatre niveaux d’épidémie en fonction de l’intensité de la circulation du virus. Les îles sous le vent sont placées au niveau 3, signifiant que le virus circule activement, et le reste des archipels se maintient au niveau 1, qui correspond à une présence maîtrisée du virus.  

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