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QUESTION D'ACTU

"Virus variant"

1000 visons atteints de Covid-19 abattus en France : étaient-ils vraiment une menace ?

Le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a ordonné l’abattage de 1000 visons contaminés d’un élevage d’Eure-et-Loir et l’élimination des produits issus de ces animaux, "afin de protéger la santé publique contre la Covid-19".

1000 visons atteints de Covid-19 abattus en France : étaient-ils vraiment une menace ? Annaissakova / istock.

  • Publié le 23.11.2020 à 18h30
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L'ESSENTIEL
  • "Un virus variant" se diffuse actuellement dans les élevages de visons de certains États membres de l'Union européenne.
  • Suite à une contamination à la Covid-19, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie a ordonné l’abattage de 1000 visons d’un élevage d’Eure-et-Loir.

"La France vient à son tour de détecter des visons d’Amérique contaminés par la Covid-19". Dans un communiqué de presse, le ministre de l'Agriculture Julien Denormandie annonce avoir ordonné l’abattage de 1000 visons d’un élevage d’Eure-et-Loir et l’élimination des produits issus de ces animaux, "afin de protéger la santé publique contre la Covid-19". La surveillance et les mesures de biosécurité renforcées sont maintenues dans les trois autres élevages de visons français.

Pas de "rôle épidémiologique"

"Un virus variant" se diffuse actuellement dans les élevages de visons de certains États membres de l'Union européenne, "principalement au Danemark, mais aussi aux Pays-Bas et plus récemment en Suède et en Grèce – des cas isolés ont été détectés en Italie et en Espagne. Des cas sont également rapportés aux Etats-Unis d’Amérique", précise le communiqué du Gouvernement.

Outre le tollé suscité sur la Toile par l’existence même des élevages de visons en France, l’abattage des bêtes pose question. L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire Alimentaire (Anses) assure en effet dans un avis du 19 novembre que les animaux ne participent pas à la propagation du SARS-CoV-2. “À la lumière des éléments scientifiques actuellement disponibles […], les animaux domestiques et sauvages ne jouent pas, à ce jour, un rôle épidémiologique dans le maintien et la propagation du Sars-CoV-2 au niveau national, voire mondial”, écrivent les experts.

Préserver l’efficacité des futurs vaccins

L’Agence confirme néanmoins que les animaux peuvent être contaminés par le virus et développer des symptômes. Il convient donc de rester “particulièrement vigilant” car cela “pose la question d'un risque éventuel de constitution d'un réservoir animal autre que l'humain”, ajoute l’Anses. Au Danemark, le gouvernement a annoncé début novembre l'abattage de plus de 15 millions d'animaux au nom de ce principe de précaution, qui vise surtout à préserver l’efficacité des futurs vaccins qui pourrait être mise en cause par l'irruption d'une mutation importante du coronavirus.

Pour éviter tout risque, l’Anses recommande aux patients infectés par la Covid-19 de “respecter les gestes barrières” avec les animaux de compagnie “afin de limiter les risques d'infection de l'homme à l'animal, sans pour autant compromettre leur bien-être”. L’Anses conclut qu’il serait souhaitable que les propriétaires d’animaux portent un masque si le contact ne peut être évité.

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